Installation de stockage provisoire (Pégase) et installation d'entreposage à sec de combustibles nucléaires (Cascad)

Le réacteur Pégase a été mis en service en 1964, puis exploité une dizaine d’années sur le site de Cadarache. Par décret du 17 avril 1980, le CEA a été autorisé à réutiliser l’installation Pégase (INB 22) pour entreposer des substances radioactives, en particulier des éléments combustibles irradiés en piscine.

En bref

81

Lettres de suite d'inspection

5

Consultations du public

6

Avis d'incidents

19

Rêglementation

Cette installation, qui ne répond pas aux exigences de sûreté actuelles des installations d’entreposage, n’a plus reçu de substances radioactives à des fins d’entreposage depuis 2008. Bien qu’une grande partie des matières entreposées ait été évacuée de l’installation, le CEA accuse un retard significatif pour certaines opérations de désentreposage prescrites initialement pour 2018 dans la décision n° CODEP‑CLG-2017‑006524 du président de l’ASN du 10 février 2017. Cette échéance a été révisée dans la décision n° CODEP‑CLG-2020‑062379 du président de l’ASN du 21 décembre 2020 relative au réexamen de sûreté de l’installation qui prescrit les échéances des étapes les plus proches concernant ces actions d’évacuation avant 2025. Les échéances de désentreposage les plus lointaines, prévues d’ici 2035, relèveront de l’application du futur décret de démantèlement de l’installation Pégase. 

Le CEA a déposé en 2019 un dossier de démantèlement pour la partie Pégase de l’INB 22, en cours d’instruction.

L’installation Cascad, autorisée par le décret du 4 septembre 1989 modifiant l’installation Pégase et exploitée depuis 1990, est pérenne et dédiée à l’entreposage à sec, dans des puits, de combustible irradié.

Le décret d’autorisation de création de l’installation prévoit que l’ASN autorise l’entreposage des combustibles dans Cascad par période de 10 ans. Dans le cadre de sa dernière demande de renouvellement d’autorisation envoyée en 2014, le CEA avait informé l’ASN de son objectif de désentreposer une partie de ces combustibles avant fin 2023 en vue de leur retraitement dans l’usine de La Hague. Ces évacuations ont débuté fin 2020.

Date de la dernière mise à jour : 10/09/2021