Risque de blocage de vannes des circuits de recirculation des circuits d'injection d'eau de sécurité (RIS) et d'aspersion d'eau dans l'enceinte (EAS)

Publié le 11/03/2001

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire Réacteurs de 1300 MWe - EDF

 

Le 12 mars, EDF a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire un incident générique concernant le risque de blocage des vannes des circuits de recirculation pour certains réacteurs de 1300 MégaWatts.

Le circuit de recirculation est nécessaire, en cas de fuite importante sur le circuit primaire, pour récupérer, une fois les que les réserves d'eau sont vides, l'eau de la fuite au fond du bâtiment du réacteur et la renvoyer dans les circuits d'injection d'eau de sécurité (circuit RIS) et d'aspersion d'eau dans l'enceinte (circuit EAS), afin d'assurer le refroidissement du réacteur.

Les réacteurs concernés sont ceux de Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent et Penly. Pour ces réacteurs, les dernières études réalisées par EDF montrent que de par leur conception, il n'est pas possible de garantir que les vannes pourront être ouvertes en cas d'accident à cause de possibles effets thermiques.

EDF a programmé, à l'occasion des prochains arrêts des réacteurs concernés, une modification qui a pour objectif de garantir en toutes circonstances le bon fonctionnement de ces vannes.

L'Autorité de sûreté a demandé à EDF d'évaluer rapidement le niveau de sûreté des réacteurs dans l'attente de cette modification, d'envisager des mesures compensatoires pour limiter l'impact de cette anomalie de conception et de justifier le maintien en fonctionnement de ces réacteurs jusqu'à leur prochain arrêt programmé.

Cet incident est provisoirement classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Un incident générique analogue, classé au niveau 1 de l'échelle INES, avait été déclaré par EDF le 20 octobre 2000 pour les réacteurs de 900 MW et pour les autres réacteurs de 1300 MW. Sur ces réacteurs, il a été constaté qu'une quantité d'eau présente dans les tuyauteries de recirculation et qui permet de se prémunir contre les effets thermiques indésirables diminue durant l'exploitation, jusqu'à devenir éventuellement insuffisante pour garantir la possibilité d'ouvrir les vannes en cas de besoin. Une modification visant à traiter ce problème est en cours sur chacun des réacteurs concernés ; en l'attente, la quantité d'eau nécessaire dans les tuyauteries est vérifiée tous les deux mois et complétée si nécessaire.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie