Réacteurs n° 1 et n° 2 indisponibilité partielle des systèmes d'alimentation auxiliaires de secours des générateurs de vapeur

Publié le 27/12/2005

Centrale nucléaire de Chooz B Réacteurs de 1450 MWe - EDF

De fin novembre au 22 décembre 2005, les systèmes d'alimentation auxiliaires de secours des générateurs de vapeurs des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz B ont été partiellement indisponibles en raison d'un excès d'huile dans les réducteurs des motopompes de ces systèmes.

Le système d'alimentation auxiliaire de secours des générateurs de vapeur permet d'alimenter en eau les générateurs de vapeur lors du redémarrage (ou de l'arrêt programmé) d'un réacteur, lorsque la vapeur produite est insuffisante pour faire tourner les turbopompes d'alimentation normale des générateurs de vapeur. Il est également conçu pour fonctionner lors d'un incident provoquant un arrêt du réacteur.

Pour un réacteur, ce système est composé d'un réservoir d'eau et de deux voies comportant chacune, outre la tuyauterie, une turbopompe et une motopompe. La turbopompe et la motopompe sont redondantes entre elles, capables d'assurer chacune l'intégralité de la fonction d'alimentation de sa voie. Chaque voie alimente deux générateurs de vapeur.

Au cours d'un essai périodique servant à vérifier le bon fonctionnement d'une des motopompes, l'excès de remplissage de la caisse à huile du réducteur a provoqué un dysfonctionnement du système de graissage et l'arrêt de la motopompe. Des investigations complémentaires ont montré que l'autre motopompe du réacteur ainsi que les 2 motopompes de l'autre réacteur présentaient aussi un excès de remplissage de la caisse à huile.

Les deux motopompes de chacun des deux réacteurs ont donc été déclarées indisponibles et ont fait l'objet d'une remise en conformité immédiate.

Les turbopompes des systèmes d'alimentation auxiliaires sont restées en permanence disponible et pouvaient assurer, en cas de besoin, l'alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur.

Les motopompes des deux voies de chacun des réacteurs étant concernés, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.

 

 

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie