Absence de dispositif de freinage sur des vis de deux vannes du système d’injection de sécurité

Publié le 14/10/2014

Centrale nucléaire de Chooz B Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Le 2 octobre 2014, l’exploitant de la centrale de Chooz a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un évènement significatif pour la sûreté relatif à un défaut de freinage sur plusieurs vis de deux vannes du système d’injection de sécurité moyenne pression (RIS-MP) du réacteur n°2.

Le 3 septembre 2014, l’exploitant a contrôlé la visserie de vannes du circuit de lubrification des pompes du système d’injection de sécurité des deux réacteurs à la suite d’un défaut constaté sur ces matériels à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Ce contrôle a révélé qu’une vis sur quatre sur une vanne ainsi que deux vis sur quatre sur une autre vanne du réacteur n°2 étaient affectées par un défaut de serrage ayant pour origine l’absence de dispositif de freinage ; ces deux vannes se situent sur chacune des deux voies redondantes du système RIS-MP. Dès la détection de l’écart, l’exploitant a procédé au resserrage et au freinage de ces vis.

L’exploitant a vérifié qu’aucune fuite n’était apparue au niveau des vis desserrées.

Lors d’un accident de perte de réfrigérant primaire, le système RIS permet de réaliser un appoint en eau au circuit primaire du réacteur. Une utilisation prolongée du système RIS-MP aurait pu accélérer le phénomène de desserrage des vis jusqu’à engendrer une fuite, ce qui, à terme, aurait pu le rendre inopérant.

En raison du caractère commun de ce mode de défaillance affectant les deux voies du système considéré, l’incident a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie