Osiris-Isis

Osiris est un réacteur nucléaire de recherche français mis en service au CEA à Saclay en 1966, de puissance thermique 70 MW.

Réacteurs de recherche - CEA

Installation contrôlée par

la division d'Orléans

Osiris est un réacteur nucléaire de recherche français mis en service au CEA à Saclay en 1966, de puissance thermique 70 MW. Il sert à étudier les matériaux et combustibles des centrales nucléaires, et produit des radioéléments pour l'industrie et l'utilisation médicale, notamment du technétium 99m, dont il est l'un des trois seuls producteurs au monde, et du silicium dopé.

Le réacteur Osiris, de type piscine et d’une puissance autorisée de 70 mégawatts thermique (MWth), était principalement destiné à la réalisation d’irradiations technologiques de matériaux de structure et de combustibles pour différentes filières de réacteurs de puissance. Une autre de ses fonctions consistait à produire des radioéléments à usage médical.

Sa maquette critique, le réacteur ISIS, d’une puissance de 700 kWth, sert aujourd’hui essentiellement à des activités de formation. Ces deux réacteurs ont été autorisés par le décret du 8 juin 1965 et composent l’INB 40.

Compte tenu de la conception ancienne de cette installation au regard des meilleures techniques disponibles pour la protection contre les agressions externes et le confinement des matières en cas d’accident, le réacteur Osiris a été arrêté fin 2015. Le CEA a prévu la poursuite du fonctionnement du réacteur ISIS jusqu’en mars 2019. En octobre 2018, le CEA a déposé son dossier de démantèlement pour l’ensemble de l’installation : le réacteur Osiris et le réacteur ISIS.

Depuis l’arrêt du réacteur Osiris, les opérations d’évacuation des substances radioactives et des matières dangereuses et les opérations de préparation du démantèlement sont en cours, avec une organisation adaptée à ce nouvel état du réacteur. Les évacuations des combustibles usés se sont poursuivies en 2018 et deux opérations principales de préparation au démantèlement ont été autorisées par décisions de l’ASN. Des améliorations de la protection de l’installation contre l’incendie sont par ailleurs en cours de mise en œuvre.

Appréciations 2019

Compte tenu de la conception ancienne de cette installation au regard des meilleures techniques disponibles pour la protection contre les agressions externes et le confinement des matières en cas d’accident, le réacteur Osiris a été arrêté fin 2015. Le réacteur ISIS a été définitivement mis à l’arrêt en mars 2019. En octobre 2018, le CEA a déposé son dossier de démantèlement pour l’ensemble de l’installation : le réacteur Osiris et le réacteur ISIS. L’analyse de recevabilité du dossier de démantèlement, menée par l’ASN en 2019, a mis en évidence la nécessité de détailler davantage les opérations prévues à chaque étape du démantèlement, de mieux justifier l’état initial envisagé au début du démantèlement et d’apporter des précisions sur les résultats de l’étude d’impact.

Depuis l’arrêt du réacteur Osiris, les opérations d’évacuation des substances radioactives et des matières dangereuses et les opérations de préparation du démantèlement sont en cours, avec une organisation adaptée à ce nouvel état du réacteur. Les évacuations des combustibles usés se sont poursuivies en 2019 et un nouveau groupe électrogène a été mis en service.

Les inspections menées par l’ASN en 2019 ont montré que l’installation est exploitée dans des conditions satisfaisantes pour ce qui concerne les opérations de transport et les équipements électriques. Toutefois, l’organisation de crise et la conduite accidentelle doivent être améliorées, notamment par la mise à jour des documents opérationnels et le suivi renforcé des programmes de formation. La conduite des opérations préparatoires au démantèlement reste satisfaisante sur les aspects techniques, mais des retards sont constatés. La mise à jour des référentiels doit être mieux gérée en termes d’échéances.

Enfin, les événements significatifs révèlent pour partie des faiblesses organisationnelles et humaines, notamment dans les relations avec les services techniques du centre. Il en ressort que l’exploitant doit être vigilant sur le maintien de la rigueur d’exploitation, de la culture de sûreté et sur les analyses des résultats des contrôles et essais périodiques.

Date de la dernière mise à jour : 29/05/2020