Exercice de crise nucléaire à Gravelines

Publié le 22/05/2001 à 00:00

Note d'information

Un important exercice de crise nucléaire s'est déroulé, en France et dans plus de cinquante pays, le 22 mai. En relation avec plusieurs organismes internationaux (AIEA, AEN, OCDE, OMS), cet exercice simulait un accident nucléaire à la centrale de Gravelines (Nord).

 

En France, l'exercice, qui s'est déroulé de 7h00 à 22h00 environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :

 - de la préfecture du département du Nord. Le poste de commandement fixe a été mis en place à la préfecture de Lille et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDASS...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur ;
 
- du Secrétariat interministériel de la sécurité nucléaire (SGCISN) en charge des relations avec les organismes internationaux ;
 
- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique, l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Nord-Pas-de-Calais ;
 
- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet ;
 
- d'EDF, au niveau national et sur le site de Gravelines.

L'exercice n'a pas impliqué directement les populations voisines du site nucléaire. Toutefois, une information préalable a été faite durant la préparation de l'exercice.

 

La situation accidentelle retenue dans le scénario de l'exercice comprenait plusieurs défaillances successives sur le réacteur fictif n°11. Le scénario a débuté le 22 mai vers 7h00 par une petite brèche sur le circuit primaire du réacteur couplée à une défaillance de certains systèmes de secours du réacteur. En raison de défaillances supplémentaires en cours de matinée et constatant que seule une faible partie de la population résidant à proximité de la centrale disposait de comprimés d'iode stable à leur domicile, malgré la récente campagne de distribution, l'Autorité de sûreté nucléaire a recommandé vers 13h00 au Préfet d'évacuer la population dans un rayon de 5 km.

 

Une brusque aggravation de la situation a conduit vers 18h30 à un début de fusion du coeur et à de faibles rejets dans l'environnement.

 

Vers 22h00, l'exercice a été levé lorsque la réfrigération du coeur du réacteur a été de nouveau assurée de façon satisfaisante.

 

Cet incident aurait été classé au niveau 4 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.

 

Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice aura lieu le 28 juin 2001 dans les locaux de la DSIN à Paris.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017