Exercice de crise nucléaire à Saint-Alban

Publié le 10/05/2001 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu le 10 mai sur la centrale nucléaire de Saint-Alban . Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place EDF et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.

 

L'exercice, qui s'est déroulé de 7h00 à 14h00 environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :

 

- de la préfecture du département de l'Isère. Le poste de commandement fixe a été mis en place à la préfecture de Grenoble et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDASS...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur ;
 
- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique, l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Rhône-Alpes ;
 
- d'EDF au niveau national et sur le site de Saint-Alban ;
 
- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet.

 

L'exercice n'a pas impliqué directement les populations voisines du site nucléaire. Toutefois, une information préalable a été faite durant la préparation de l'exercice.

 

La situation accidentelle retenue dans le scénario de l'exercice comprenait plusieurs défaillances successives sur le réacteur fictif n°3. Le scénario a débuté le 10 mai vers 7h20 par une perte des alimentations électriques des systèmes de secours du réacteur puis s'est aggravé vers 8h30 avec une brèche sur le circuit primaire. Cette situation a conduit le Préfet à préparer une évacuation des populations habitant à moins de 2 km de la centrale. Cependant en début d'après-midi, la situation s'est améliorée et la réfrigération du coeur du réacteur a été de nouveau assurée de façon satisfaisante sans qu'il y ait eu de rejets radioactifs dans l'environnement de la centrale.

 

Ainsi, vers 14h00, l'exercice a été levé.

 

Cet incident aurait été classé au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.

 

Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice a eu lieu le 14 juin 2001 à Paris.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017