Exercice de crise nucléaire à Chinon

Publié le 17/10/2000 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu les 17 et 18 octobre 2000 sur la centrale nucléaire de Chinon. Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place EDF et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.
 
L'exercice, qui s'est déroulé sur deux jours avec une interruption du 17 octobre 16h00 au 18 octobre 7h00, a mobilisé principalement les équipes de crise :
 
- de la préfecture du département de l'Indre-et-Loire. Le poste de commandement fixe (PCF) a été mis en place à la préfecture de Tours et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDE, DDASS, ...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur ;
 
- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Centre ;
 
- d'EDF, au niveau national et sur le site de Chinon ;
 
- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet.
Les populations voisines du site nucléaire ont été associées à l'exercice. En particulier, l'exercice a permis de tester le 18 octobre les modalités de mise à l'abri des habitants d'Avoine (Indre-et-Loire).
 
La situation accidentelle retenue dans le scénario de l'exercice comprenait plusieurs défaillances successives sur le réacteur nucléaire fictif numéro 5 de la centrale de Chinon. Le scénario a débuté le 17 octobre vers 8h00 par une fuite sur le circuit de refroidissement du réacteur, puis de nouvelles défaillances ont conduit le Préfet à prendre vers 15h00 la décision de mise à l'abri des populations voisines de la centrale dans un rayon de 5 km.
 
La situation a continué à se dégrader, entraînant le 18 octobre vers 11h00 un dénoyage du coeur. Puis, vers 13h00 des moyens d'alimentation en eau du circuit primaire ont été récupérés, permettant ainsi d'assurer un refroidissement correct du coeur du réacteur. Les mesures de protection de la population ont pu être levées en conséquence vers 14h00.
 
La situation aurait conduit à classer cet incident au niveau 4 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017