L'usine Georges Besse de séparation des isotopes de l'uranium par diffusion gazeuse

L’installation d’enrichissement de l’uranium Eurodif (INB 93) était constituée principalement d’une usine de séparation des isotopes de l’uranium par le procédé de diffusion gazeuse.

À la suite de l’arrêt de la production de cette usine en mai 2012, l’exploitant, Eurodif production, a mis en œuvre, de 2013 à 2016, les opérations de « rinçage intensif suivi de la mise « en air » d’Eurodif » (opération Prisme), qui consistaient à effectuer des opérations de rinçages répétés des circuits de diffusion gazeuse avec du trifluorure de chlore (ClF3), une substance toxique et dangereuse, qui a permis d’extraire la quasi‑totalité de l’uranium résiduel déposé dans les barrières de diffusion. Ces opérations sont désormais terminées.

L’exploitant a déposé sa demande de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement de l’installation en mars 2015. En 2019, l’instruction du dossier s’est poursuivie et le décret prescrivant à Orano de procéder aux opérations de démantèlement de l’usine George Besse 1 a été publié le 5 février 2020.

En bref

178

Lettres de suite d'inspection

2

Consultations du public

31

Avis d'incidents

30

Rêglementation

Consultations du public

2 consultations du public

Consultation du 21/10/2014 au 21/11/2014

Installation TU 5 et W Transformation de substances radioactives

Prescriptions complémentaires applicables à AREVA et au CEA pour les "noyaux durs" de leurs INB

En application des décisions de l’ASN du 5 mai 2011, AREVA et le CEA ont réalisé des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) pour chacune de leurs installations présentant le plus fort enjeu du cycle du combustible ou de recherche afin de prendre en compte le retour d’expérience de l’accident de Fukushima. Ainsi, l’approche de type « test de résistance » réalisé en Europe pour les réacteurs de puissance a été étendu à toutes les installations nucléaires de base. La France est le seul pays à conduire cette démarche à une telle échelle. L’approche développée par l’ASN est restée proportionnée aux enjeux de sûreté nucléaire de chacune des installations. Pour AREVA, les installations des sites de La Hague, Romans-sur-Isère, Tricastin et Marcoule et pour le CEA, certaines des installations présentant le plus fort enjeu de Marcoule, Cadarache et Saclay ont fait l’objet de ces études. Ces ECS avaient notamment pour objectif de déterminer les marges de sûreté dont dispose ces installations vis-à-vis des risques extrêmes tels que le séisme et l’inondation.

[2014-10-132]

2 Contributions

Consultation du 07/07/2014 au 22/07/2014

Usine Georges Besse de séparation des isotopes de l'uranium par diffusion gazeuse Transformation de substances radioactives

INB 93, INB 105, INB 138, INB 155, INB 168 - AREVA Tricastin

Le projet de décision de l’ASN sera applicable aux INB n° 93 (Georges Besse I), INB n° 105 (Comurhex), INB n° 138 (IARU), INB n° 155 (TU5), INB n° 168 (Georges Besse II) exploitées par des sociétés du groupe AREVA situées sur le site du Tricastin. La réglementation française relative aux installations nucléaires de base prévoit la possibilité pour l’ASN de dispenser un exploitant de la procédure de déclaration préalable des modifications de ses installations, des règles générales d’exploitation ou du plan d’urgence interne. Cette dispense est possible uniquement pour des opérations d’importance mineure, et à la condition que l’exploitant institue un dispositif de contrôle interne présentant des garanties de qualité, d’autonomie et de transparence suffisantes.

[2014-07-85]

1017 Contributions