Sortie du domaine de fonctionnement autorisé du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux

Publié le 16/02/2022

Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 26 janvier 2022, l’exploitant de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un évènement significatif pour la sûreté relatif à la sortie du domaine de fonctionnement autorisé par les règles générales d’exploitation du réacteur 1, en raison d’un dépassement de la température maximale autorisée du circuit primaire principal.

Les règles générales d’exploitation sont un recueil de règles approuvées par l’ASN qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l’installation et les prescriptions de conduite des réacteurs associées. Elles précisent notamment les limites minimales et maximales autorisées pour la température de l’eau du circuit primaire du réacteur en fonctionnement.

Le 23 janvier 2022, l’exploitant a engagé une baisse progressive de puissance du réacteur 1 afin de réaliser un essai périodique sur des systèmes de sécurité. Lors de cette phase transitoire, les opérateurs de conduite doivent s’assurer que les paramètres physiques du réacteur (température et pression) restent dans le domaine autorisé par les règles générales d’exploitation. A la suite d’une erreur de pilotage, la température maximale autorisée du circuit primaire a été dépassée pendant 1 minute et 20 secondes. Dès la détection de ce dépassement, l’exploitant a mis en œuvre les mesures nécessaires afin de rétablir la température du circuit primaire dans le domaine de fonctionnement autorisé.

Après une analyse des faits, l’exploitant a mis en évidence que cette erreur résultait de l’attention insuffisante portée par les opérateurs de conduite aux mécanismes de contrôle de la puissance du réacteur.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes et l’environnement. Toutefois, il a affecté la fonction de sûreté liée au refroidissement du réacteur. En raison des causes liées aux facteurs organisationnels et humains et compte tenu du non-respect des règles générales d’exploitation, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

Date de la dernière mise à jour : 16/02/2022

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie