Sortie du domaine d’exploitation autorisé du réacteur n° 2 de la centrale de Golfech par pression basse

Publié le 02/05/2014

Centrale nucléaire de Golfech Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 28 avril 2014, au cours de la mise à l’arrêt programmée du réacteur n° 2 de la centrale de Golfech, la pression du circuit primaire a atteint une valeur située au-dessus du domaine d’exploitation autorisé durant 38 minutes.

Le circuit primaire est un circuit fermé, contenant de l’eau sous pression. Cette eau s’échauffe dans la cuve du réacteur au contact des éléments de combustible. Afin de se prémunir contre tout risque d’ébullition qui diminuerait l’efficacité du refroidissement du cœur du réacteur, les règles générales d’exploitation (RGE) fixent les limites de température et de pression de ce circuit. Ces limites, appelées également « domaine d’exploitation », permettent par ailleurs de respecter les plages de fonctionnement des pompes du circuit primaire et de s’assurer de leur absence de dégradation. Ces limites doivent être respectées en permanence, notamment lors des opérations de mise à l’arrêt ou de redémarrage du réacteur.

Le 28 avril 2014 à 3h30, dans le cadre de la mise à l’arrêt programmée du réacteur n° 2, la diminution de la température et de la pression du circuit primaire a été engagée. Au cours de ces opérations, les RGE imposaient que la pression du circuit primaire reste constamment supérieure à 25 bars absolus. A 4h40, l’équipe en charge de la conduite du réacteur a constaté tardivement que la pression du circuit primaire était de 23 bars absolus. L’action de remontée en pression a été immédiatement entreprise et le niveau de pression est redevenu conforme à 5h01. L’analyse de l’exploitant a montré que les limites du domaine d’exploitation du circuit primaire ont été franchies à 4h23. Le réacteur est donc resté en dehors des limites imposées pendant 38 minutes par pression basse.

Du fait de la faible dépressurisation du circuit primaire par rapport aux limites imposées, cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur le personnel, sur l’environnement et sur la sûreté de l’installation. Toutefois, compte tenu du non-respect des règles générales d’exploitation et du délai de détection de l’écart, il a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie