Risque de perte de confinement en cas d'accident.

Publié le 14/02/2008

Centrale nucléaire de Paluel Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 3 février 2008, les agents de la centrale nucléaire de Paluel ont détecté la mauvaise configuration d'une vanne remettant en cause le confinement du bâtiment réacteur en cas d'accident. Cette situation a duré plus de cinq mois ce qui n'est pas autorisé par les règles générales d'exploitation (RGE).

Les RGE sont un recueil de règles approuvées par l'Autorité de sûreté nucléaire, qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l'installation.

Sur une centrale nucléaire du type de celle de Paluel, le confinement des substances radioactives est assuré en partie par la double paroi de l'enceinte du bâtiment réacteur et par ses systèmes associés. L'enceinte du bâtiment comporte plusieurs traversées qui doivent être isolées et étanches en cas d'accident. Cette fonction d'isolement est assurée par des vannes munies d'un dispositif « anti-effet chaudière » qui permet de garantir l'étanchéité des vannes en conditions accidentelles.

Le 3 février 2008, lors d'un essai périodique visant à s'assurer de la bonne configuration de certaines vannes, EDF a détecté qu'une des vannes était fermée alors que les RGE demandent qu'elle soit ouverte. Cette vanne permet d'assurer le bon fonctionnement du dispositif « anti-effet chaudière » d'une vanne d'isolement d'une traversée de l'enceinte du réacteur. Elle aurait dû être ouverte pendant une période de fonctionnement allant du 20 août 2007 au 3 février 2008. En terme de sûreté, cette situation remettait en cause le bon confinement du bâtiment réacteur lors d'un accident libérant des substances radioactives dans l'enceinte.

En raison du non-respect des règles générales d'exploitation, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie