Rejets non autorisés en tritium par l'installation Rapsodie

Publié le 04/09/2008

Rapsodie/LDAC Réacteur de recherche - CEA

Le 26 août 2008, le CEA Cadarache a déclaré à l'ASN un événement significatif concernant des rejets non autorisés de tritium gazeux par l'installation Rapsodie.

Les faibles quantités rejetées, de l'ordre de 0,238 GBq en juin et juillet 2008, permettent d'écarter tout impact pour l'environnement. Cependant, le non respect des modalités de surveillance hebdomadaires et mensuelles des rejets en tritium de l'installation, prévues dans l'arrêté interministériel du 5 avril 2006, n'ont pas permis de détecter immédiatement le rejet.

L'ASN a réalisé une inspection réactive le 29 août 2008pour examiner les origines du rejet et de sa détection tardive.
Le rejet est lié à la réalisation d'une nouvelle expérimentation au sein de l'INB 25, dont le risque de rejet incidentel n'avait pas été pris en compte par l'exploitant, malgré son identification par le service de protection contre les rayonnements ionisants du site. Par ailleurs, la manipulation réalisée par les expérimentateurs n'était pas conforme à celle autorisée par le directeur du centre.
L'ensemble des constatations et demandes issues de cette inspection, a été adressé à l'exploitant sous forme d'une lettre de suite qui est publiée sur le site Internet de l'ASN, www.asn.fr.

L'exploitant devra rapidement proposer des mesures correctives à l'ASN, notamment pour assurer la prise en compte de toutes les modalités de surveillance des rejets prévues dans l'arrêté interministériel du 5 avril 2006. En effet, le non respect de celles-ci avait déjà été constaté à l'occasion de la déclaration d'un événement sur l'installation Phébus le 28 juillet 2008.

Cet événements ne présente pas d'impact pour les travailleurs, la population ou l'environnement. Néanmoins, en raison des lacunes dans la culture de sûreté identifiées lors de l'inspection, l'ASN a décidé de classer cet événement au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 8 de 0 à 7.

  • L'INB 25 comprend un ancien réacteur à neutrons rapides (RAPSODIE) et un laboratoire de découpe et d'examen après irradiation des assemblages combustibles (LDAC), mis respectivement à l'arrêt en 1983 et 1997. Elle abrite également plusieurs laboratoires d'expérimentation en cours d'exploitation et destinés à des analyses chimiques, radiochimiques et métallographiques.
  • L'INB 92, PHÉBUS, constitue l'un des outils du CEA pour l'étude des accidents pouvant affecter les réacteurs à eau sous pression (REP). Depuis le dernier essai réalisé en 2004, des travaux d'assainissement et de démantèlement des circuits expérimentaux sont en cours.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie