Rejet radioactif incontrôlé à la suite d'un débordement de réservoir d'effluent

Publié le 02/12/2001

Centrale nucléaire de Paluel Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 23 novembre, l'exploitant a détecté un rejet incontrôlé d'effluents liquides radioactifs dans l'environnement, à la suite du débordement du réservoir de récupération des effluents du laboratoire d'analyse.

Les effluents générés par le laboratoire d'analyse sont stockés dans un réservoir intermédiaire situé sous le laboratoire. Ces effluents sont ensuite transvasés à l'aide d'une pompe vers d'autres réservoirs collectant l'ensemble des effluents radioactifs du site. Après analyse, le contenu de ces réservoirs est rejeté en mer conformément aux prescriptions de l'arrêté d'autorisation de rejets du 10 mai 2000.

Le 23 novembre, un contrôle a permis de détecter le débordement du réservoir intermédiaire recevant les rejets du laboratoire d'analyse. Le bac de rétention dont était équipé ce réservoir a débordé dans une galerie technique. Les effluents se sont, ensuite, infiltrés dans le sol. L'alimentation électrique de la pompe de transvasement ainsi que de l'alarme de niveau du réservoir ont été trouvées hors service.

Les premières recherches menées par l'exploitant établissent que ces dispositifs ne fonctionnaient plus depuis le mois de juin dernier. Un volume estimé à 40 m3 d'effluent a été rejeté dans l'environnement. L'exploitant a aussitôt entrepris le pompage et le nettoyage des zones contaminées.

Ce rejet a de fait eu lieu dans le sol et n'était pas autorisé. L'activité rejetée dans l'environnement est à comparer aux rejets annuels autorisés en mer : elle représente moins de 0,01% de la limite réglementaire. Les contrôles radiochimique de la nappe phréatique se sont révélés à ce jour négatif. Néanmoins, un contrôle renforcé de la nappe phréatique a été demandé par l'Autorité de sûreté nucléaire.

Cet incident n'a donc pas eu de conséquences sur la santé des travailleurs ou du public. Toutefois, en raison du rejet incontrôlé d'effluents radioactifs, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).

 

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie