Réacteur n°2. Arrêt du réacteur en application des spécifications techniques d'exploitation

Publié le 21/06/2004

Centrale nucléaire de Flamanville Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 8 juin, alors que le réacteur n°2 était en puissance, le cumul de plusieurs indisponibilités de matériels a conduit à arrêter le réacteur conformément aux spécifications techniques d'exploitation. Ces indisponibilités de matériels concernaient d'une part, des échangeurs du circuit d'eau brute secourue (SEC) et d'autre part, une chaîne de mesure de la radioactivité.

Les spécifications techniques d'exploitation sont un recueil de règles approuvées par l'Autorité de sûreté nucléaire, qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l'installation. Elles prévoient l'arrêt du réacteur dans un délai donné en cas de sortie de ce domaine, en particulier lorsque trop de matériels sont indisponibles.

Le circuit d'eau brute secourue (SEC) sert, via le circuit de refroidissement intermédiaire (RRI), à assurer le refroidissement des matériels importants pour la sûreté des réacteurs. Il est constitué de deux lignes redondantes, comportant chacune deux pompes et deux échangeurs. Le circuit d'eau brute fonctionnant en permanence, les échangeurs s'encrassent ce qui nécessite un contrôle régulier de leurs performances.

Le 8 juin, le cumul de l'indisponibilité des deux échangeurs d'une des lignes du circuit d'eau brute secourue (SEC) et d'une des chaînes de mesure de la radioactivité du circuit secondaire du réacteur a conduit les équipes de conduite à arrêter le réacteur.

Cette règle des spécifications techniques d'exploitation a bien été respectée, dès lors que les indisponibilités des matériels ont été identifiées. En revanche, l'indisponibilité des deux échangeurs du circuit SEC a été mise en évidence tardivement, une semaine s'étant écoulée entre le dernier contrôle de performances réalisé et le moment où il a été considéré que ces échangeurs n'étaient pas opérationnels.

Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la santé des travailleurs, ni sur l'environnement. Toutefois, en raison des lacunes observées au niveau de la surveillance de ces échangeurs, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

 

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie