Réacteur n° 2 Levée des équipements internes de la cuve avec une grappe partiellement accrochée

Publié le 09/01/2006

Centrale nucléaire de Paluel Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 10 mai 2005, lors du début des opérations de levée des équipements internes de la cuve du réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Paluel, une grappe de contrôle est restée accrochée et à donc été soulevée avec les internes du réacteur. En cas de déconnexion, elle aurait pu retomber sur le coeur du réacteur.

Avant de pouvoir effectuer le déchargement du combustible, il est nécessaire de déconnecter les grappes de commande et d'ôter les équipements internes supérieurs du réacteur.

Les grappes de commande sont constituées de matériaux absorbant les neutrons, elles sont utilisées pour réguler la puissance du réacteur et être à même de l'arrêter en cas de nécessité. Les internes supérieurs de cuve sont des dispositifs qui permettent principalement de maintenir les assemblages combustibles en place dans le réacteur.

Le 10 mai 2005, la déconnexion de la grappe de commande n° 9 n'a pas été correctement effectuée ; les opérateurs n'ont pas pu verrouiller la tige en position déconnectée. Au vu des éléments techniques en sa possession, l'exploitant a néanmoins supposé que la déconnexion s'était bien déroulée. La décision de procéder à la levée des internes supérieurs de cuve a donc été prise. Lors de l'opération, une caméra a permis de détecter que la tige n° 9 était restée accrochée aux internes de cuve. L'opération a été stoppée tout de suite et une analyse technique a été menée pour élaborer un outil et un dossier d'intervention afin de décrocher et récupérer la grappe. Deux jours plus tard, la solution est mise en application et la grappe est récupérée et mise en position sûre.

Les éléments d'analyse fournis par l'exploitant ont montré qu'une chute éventuelle de la grappe aurait eu un impact très faible sur le sûreté du coeur, mais que la décision de lever les internes de cuve avec un risque d'accrochage de la grappe n'a pas donné lieu une concertation préalable suffisante au sein du CNPE.

L'événement a été classé initialement au niveau 0 de l'échelle INES. Une étude détaillée a permis d'identifier un manque d'attitude interrogative sur le plan de la technique et de la sûreté. Ce manque, malgré un impact faible au niveau de la sûreté, a conduit à un classement au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie