Réacteur n°1 Non respect des spécifications techniques d'exploitation - Surinsertion des grappes de régulation

Publié le 03/06/2004

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly Réacteurs de 900 MWe - EDF

Dans la nuit du mardi 4 mai 2004 au mercredi 5 mai 2004, alors que le réacteur n°1 était en production à une puissance de 50% Pn, l'exploitant a constaté la surinsertion des grappes de régulation par rapport aux courbes de calibrage. Il a donc entamé immédiatement le repli de la tranche pour se remettre en conformité avec les spécifications techniques d'exploitation.

Les grappes de régulation constituent le 1er système de contrôle de la réactivité du réacteur. Elles ont pour fonction de reprendre les variations de réactivité associées aux variations instantanées de charge. A chaque niveau de puissance correspond une position des grappes.

Une surinsertion des groupes de compensation de puissance par rapport à leur courbe de calibrage n'est pas autorisée vis-à-vis des études de sûreté, afin de respecter les marges d'antiréactivité nécessaires en cas d'accident.

Suite au repli fortuit de la tranche n°1 dans la nuit du lundi 3 mai 2004 au mardi 4 mai 2004, la position des grappes de régulation a été verrouillée par le signal C22. L'exploitant n'a pas acquitté ce signal et a poursuivi la montée en puissance du réacteur jusqu'à 50% Pn alors que la position des groupes de compensation de puissance n'étaient pas conformes.

Cet incident n'a pas eu de conséquence immédiate sur le fonctionnement de l'installation. Des compléments, notamment sur les calculs de marge d'antiréactivité doivent être apportés par l'exploitant.

En raison du non respect des spécifications techniques d'exploitation, cet événement a été classé provisoirement au niveau 1 de l'échelle INES. Ce classement pourra notamment être revu en fonction des compléments qui seront apportées par le CNPE.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie