Réacteur n°1 Exposition radiologique très proche de la limite réglementaire annuelle (20 mSv) pour un travailleur de la catégorie A

Publié le 22/05/2005

Centrale nucléaire de Flamanville Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Un travailleur d'une entreprise prestataire d'EDF a intégré une dose journalière de 4,28 mSv, lors du chantier de décontamination de la piscine du réacteur lors de son arrêt pour maintenance et rechargement. La dose annuelle reçue par cet intervenant, à l'issue de ce chantier, s'élève à 19,33 mSv pour une limite réglementaire fixée à 20 mSv.

Ce chantier de décontamination consistait à assainir les parois de la piscine du réacteur hors eau : application de mousse sur les parois et rinçage à l'eau. Cette décontamination est nécessaire pour limiter l'exposition des travailleurs qui interviennent ultérieurement.

Au cours de ce chantier, des difficultés techniques et organisationnelles se sont succédées, conduisant à prolonger notablement l'intervention (environ 19 heures au lieu de 6). En particulier, il a été impossible de vidanger les effluents et notamment les particules radioactives, accumulés en fond de piscine après rinçage. L'intervenant a utilisé un seau pour écoper et a débloqué manuellement l'évacuation des effluents. Des particules radioactives ont été récupérées manuellement à l'aide de chiffons et mises en sac. Ce sac s'est révélé avoir un débit de dose au contact supérieur à 1Sv/h. La prolongation de l'activité aurait pu porter la dose annuelle reçue par l'intervenant au-delà de la limite réglementaire de 20 mSv.

L'incident a par ailleurs montré que l'intervention en tenue étanche ventilée rend difficile la lecture en continu du dosimètre opérationnel ou du radiamètre. Cet incident aurait pu être limité si ces deux moyens avaient disposé d'alarme sonore ou de suivi à distance.

La gestion de ce chantier a montré des insuffisances au niveau de la prise en compte des imprévus et de l'évolution des conditions radiologiques. Ceci aurait pu entraîner un dépassement de la limite réglementaire de 20 mSv pour la dose annuelle reçue par l'intervenant. L'Autorité de sûreté nucléaire a classé cet incident au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie