Réacteur 6 Faible contamination d'une soixantaine d'intervenants pendant les travaux de l'arrêt du réacteur

Publié le 26/10/2004

Centrale nucléaire de Gravelines Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le mardi 12 octobre 2004, la prise en compte trop tardive d'une alarme en salle de commande a conduit à une contamination radioactive de l'atmosphère du bâtiment abritant le réacteur n°6. De nouvelles alarmes sont apparues du mercredi 13 au soir au jeudi 14 octobre 2004 dans l'après-midi. Près de 200 personnes qui intervenaient sur les chantiers de l'arrêt annuel pour maintenance du réacteur n°6 ont passé un examen médical. Une soixantaine d'entre elles présentaient de légères traces de contamination, inférieures de plus de 100 fois aux limites réglementaires annuelles.

Le lundi 18 octobre 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a mené une inspection réactive inopinée dans le but de déterminer la chronologie des évènements ainsi que les actions entreprises par EDF dans la gestion de cet incident.

Il ressort de cette inspection que l'organisation de la centrale s'est montrée déficiente dans l'analyse approfondie d'une situation inhabituelle touchant à la radioprotection des personnels.

L'Autorité de sûreté nucléaire considère en effet que l'exploitant n'aurait dû reprendre les activités normales dans le bâtiment réacteur n°6 qu'après avoir mieux tiré les enseignements des événements survenus le mardi 12 octobre.

Cet incident a été déclaré, le 15 octobre 2004 par EDF, au niveau 0 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). Compte tenu du défaut de culture de radioprotection et d'attitude interrogative, l'Autorité de sûreté nucléaire a décidé son reclassement au niveau 1 de l'échelle INES.

 

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie