Réacteur 5 Indisponibilité partielle de signaux dans le système de protection du réacteur

Publié le 29/03/2001

Centrale nucléaire de Gravelines Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 5 juillet 2000, le réacteur 5 étant en puissance, l'exploitant a constaté, lors de la réalisation d'un essai périodique, que les bornes à couteaux étaient restées ouvertes dans le relayage du système de protection du réacteur.

Le système de protection du réacteur (RPR) a pour principales fonctions la détection de situations anormales, l'arrêt automatique du réacteur et le déclenchement des systèmes de sauvegarde appropriés en situation accidentelle. Il possède deux voies redondantes, c'est-à-dire identiques et indépendantes. Chacune de ces deux voies suffit à remplir l'ensemble des fonctions de sûreté dévolues au système de protection.

Dans le présent cas, les bornes à couteaux, qui ont une fonction d'interrupteur, avaient été laissées ouvertes sur une voie après la réalisation d'un essai effectué le 26 avril 2000 au redémarrage du réacteur après l'arrêt annuel pour rechargement. Cet oubli de refermeture des bornes à couteaux après l'essai a entraîné l'impossibilité de transmission d'éventuels signaux RPR sur la voie concernée. L'autre voie était disponible et donc cet incident n'a eu aucune conséquence réelle.

Cet incident a été déclaré au niveau 0 par l'exploitant le 6 juillet 2000. Le compte rendu rédigé par la suite et transmis à l'Autorité de sûreté nucléaire a conduit à ce que cet incident soit examiné en détail lors d'une inspection réalisée le 14 décembre 2000. Face aux différents défauts révélés en matière d'assurance de la qualité, les inspecteurs ont demandé alors à l'exploitant de réexaminer le classement de cet incident.

Par courrier du 30 mars 2001, l'exploitant a reclassé cet incident au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie