Non-respect des règles générales d’exploitation des réacteurs 3 et 4

Publié le 10/08/2021

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 5 août 2021, l’exploitant de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un évènement significatif pour la sûreté relatif au non-respect des règles générales d’exploitation (RGE) des réacteurs 3 et 4 concernant le réglage des chaînes de mesure du débit de vapeur à la sortie d’un générateur de vapeur (GV).

Les RGE sont un recueil de règles approuvées par l’ASN qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l’installation et les prescriptions de conduite associées. Le GV est l’échangeur qui assure le transfert de la chaleur de l’eau du circuit primaire au circuit secondaire vapeur, qui alimente la turbine.

Lorsque le réacteur est en puissance, des systèmes de protection du réacteur doivent être disponibles. Ces systèmes reposent entre autres sur la mesure du débit d’eau d’alimentation des GV, du débit de vapeur en sortie et des niveaux d’eau dans les GV. Un déséquilibre entre l’alimentation en eau et le débit de vapeur pourrait provoquer une baisse trop importante du niveau d’eau dans le GV et un système de protection provoquerait alors un arrêt automatique du réacteur.

Afin de s’assurer de la disponibilité des systèmes de protection d’un réacteur, les RGE prévoient la réalisation d’essais périodiques.

Le 20 juillet 2021, lors d’un essai périodique relatif au réglage des chaînes de débit vapeur du générateur 3 des réacteurs 3 et 4 alors en puissance, l’exploitant a constaté que le matériel utilisé pour la réalisation de cet essai était défaillant. En donnant des valeurs erronées, il a conduit l’exploitant à un réglage inadapté de certains relais participant à l’arrêt automatique du réacteur sur bas niveau d’eau d’un générateur de vapeur.

Après investigation, l’exploitant a identifié que plusieurs essais périodiques précédents avaient également été réalisés avec le matériel défaillant sur les deux réacteurs. Dans ces conditions et en application des RGE, un des systèmes de protection du réacteur aurait dû être considéré comme indisponible mais ne l’a été que tardivement.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes et l’environnement. Cependant, en raison du non-respect des RGE ainsi que de sa détection tardive, cet évènement été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

Dès la détection de l’écart, les relais concernés ont été de nouveau réglés avec un matériel différent et le matériel défaillant a quant à lui été envoyé en maintenance.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie