Non respect des règles de conditionnement et de transfert interne de matière fissile humide au sein de l’usine de fabrication de combustible d’AREVA - FBFC à Romans-sur-Isère (Drôme)

Publié le 27/09/2012

Usines de fabrication de combustibles nucléaires de Romans-sur-Isère Fabrication de substances radioactives - Framatome

La société AREVA - FBFC a déclaré le 26 septembre 2012 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif relatif à un non-respect des règles de conditionnement et de transfert interne de matières fissiles au sein de son usine de fabrication de combustible située sur la commune de Romans-sur-Isère (Drôme).

L’événement est survenu au sein de l’installation nucléaire de base dédiée à la fabrication d'éléments de combustible des réacteurs à eau pressurisée. A l’intérieur de cet établissement, le transfert de matières fissiles d’un atelier à un autre peut notamment être réalisé à l’aide de bouteillons. Les matières fissiles peuvent quant à elles se présenter sous une forme humide ou sèche.

Afin de prévenir les risques de criticité[1], les bouteillons de produits humides doivent respecter des règles d’entreposage et de transfert plus strictes que celles applicables aux matières sèches. Ils doivent en particulier être identifiés de manière spécifique.

Le 24 septembre 2012, en procédant à l’ouverture d’un bouteillon, un opérateur a détecté qu’un bouteillon de matières humides était présent dans un chariot de transfert destiné à véhiculer de la matière fissile sèche. Ce bouteillon n’était par ailleurs pas identifié de la façon prévue et ne respectait pas les règles d’entreposage et de transfert applicables aux bouteillons de matières humides.

Dès la mise en évidence de l’écart, les transferts de matières entre atelier ont été interrompus pour procéder à une vérification exhaustive du contenu de l'ensemble des chariots et des bouteillons présents dans l’établissement. Cette vérification se poursuit et a d’ores et déjà mis en évidence que d’autres bouteillons de l’établissement présentent des écarts de repérage et d’entreposage.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel et sur l’environnement de l’installation.

Cependant, en raison du non-respect des règles d’étiquetage et d’entreposage applicables aux matières fissiles humides, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.


[1] Le risque de criticité est défini comme le risque de démarrage d’une réaction nucléaire en chaine lorsqu’une masse de matière fissile trop importante est rassemblée au même endroit.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie