Non-respect d'une règle générale d'exploitation

Publié le 23/05/2008

Usine de traitement des combustibles irradiés (UP2-400) Transformation de substances radioactives - Orano Cycle

Le 19 mai 2008, l'unité de clarification de la chaîne A de l'atelier de cisaillage dissolution T1 a été maintenue en service alors que le dispositif de prise d'échantillon pour mesurer l'acidité d'une solution active était indisponible. Cette situation n'est pas autorisée par les règles générales d'exploitation (RGE) qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l'installation.

Le risque lié à la production d'hydrogène de radiolyse est pris en compte dans l'analyse de sûreté des unités de clarification des solutions de dissolution des assemblages de combustibles usés. L'étude de sûreté relative à la génération d'hydrogène de radiolyse prévoit une concentration minimale d'acide nitrique de 0,4 mole par litre dans cette solution. Cette valeur d'acidité minimale, ainsi que la disponibilité du dispositif de prise d'échantillon pour la vérifier, sont prescrites dans les règles générales d'exploitation. En cas d'indisponibilité du dispositif de prise d'échantillon, l'unité de clarification doit être arrêtée après dé-colmatage de la centrifugeuse.

Le 18 mai, l'analyse de contrôle de la solution issue du dé-colmatage de la centrifugeuse n'a pas pu être réalisée par insuffisance de la quantité prélevée. L'unité de clarification a été maintenue en service et le dé-colmatage suivant a eu lieu le 19 mai. Le dispositif de prélèvement était toujours indisponible. Toutefois, l'unité de clarification a été remise en service.

L'événement est détecté le soir du 19 mai par l'équipe d'exploitation. Un changement d'aiguille de prélèvement est effectué. Il permet un échantillonnage et une analyse de la concentration d'acide nitrique qui s'avère conforme à la valeur prescrite (à 0,9 mole par litre).

Les hypothèses de l'étude de sûreté ont toujours été respectées, toutefois la règle d'arrêt de l'unité de clarification n'a pas été appliquée.

Cet événement n'a pas eu de conséquence, ni sur l'environnement, ni sur la santé des travailleurs ou du public. Néanmoins, en raison d'un non-respect d'une règle générale d'exploitation, il a été classé par l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie