Non-respect d’une prescription particulière des règles générales d’exploitation (RGE)

Publié le 25/07/2023

Centrale nucléaire du Tricastin Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 21 juillet 2023, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif au non-respect d’une prescription particulière des RGE du réacteur 3 de la centrale nucléaire du Tricastin.

Les règles générales d’exploitation (RGE) sont un recueil de règles approuvées par l’ASN qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l’installation et les prescriptions de conduite des réacteurs associées.

L’exploitant doit notamment surveiller en permanence le flux de neutrons émis par le cœur du réacteur pour pouvoir contrôler toute augmentation intempestive de puissance. Il dispose pour cela de divers moyens de mesures, par l’intermédiaire de capteurs disposés à l’extérieur de la cuve :

  • les chaînes de puissance (CNP) utilisées en fonctionnement normal,
  • les chaînes intermédiaires (CNI) utilisées lors du démarrage du réacteur,
  • les chaînes de niveau source (CNS), capables de mesurer de très faibles flux lorsque le réacteur est à l’arrêt, combustible en cuve.

Ces chaînes interviennent dans l’élaboration d’alarmes et d’actions automatiques de protection du réacteur en cas d’élévation anormale du flux de neutrons dans le cœur du réacteur.

Le 17 juillet 2023, dans le cadre de l’arrêt programmé du réacteur 3, l’exploitant a réalisé l’insertion des grappes de commande d’arrêt du réacteur. Cette opération nécessite la mise en œuvre de prescriptions particulières imposant le maintien permanent d’une redondance des CNS et des alarmes du flux neutronique.

En amont, l’exploitant avait planifié une opération de calibrage des CNS, mais cette activité a finalement été décalée au 18 juillet 2023. Cette activité a rendu alternativement indisponible chacune des deux CNS ainsi que les alarmes de flux neutronique élevé à l’arrêt, alors que celles-ci sont requises par les RGE lors de l’opération d’insertion des grappes d’arrêts.

En raison de l’absence de situation ayant pu conduire à une augmentation du flux de neutrons durant cette période et de la disponibilité de l’alarme associée à la deuxième CNS, cet événement n’a pas eu de conséquence sur l’installation, le personnel ou l’environnement.

Toutefois, compte tenu du non-respect d’une prescription particulière des règles générales d’exploitation (RGE), cet évènement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 25/07/2023

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie