Mise en place inappropriée d’un matelas de plomb placé entre la tuyauterie de production de vapeur et une chaîne de détection de la radioactivité.

Publié le 13/06/2016

Centrale nucléaire de Golfech Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 3 juin 2016, alors que le réacteur était en fonctionnement, l’exploitant de la centrale nucléaire de Golfech a détecté la présence inappropriée d’un matelas de plomb placé entre la tuyauterie de production de vapeur du réacteur n° 2 et une chaîne de détection de la radioactivité.

Un générateur de vapeur est un échangeur thermique entre l’eau du circuit primaire, portée à haute température et pression élevée dans le cœur du réacteur, et l’eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur et alimente la turbine. Il comporte plusieurs milliers de tubes en forme de « U ». Afin de détecter une éventuelle fuite entre le circuit primaire et le circuit secondaire, des chaînes de mesure contrôlent en permanence le niveau de radioactivité du circuit secondaire.

Lorsque le réacteur est en fonctionnement, les règles générales d’exploitation (RGE) prévoient que l’ensemble de ces chaînes de mesure soient opérationnelles. En cas de dysfonctionnement de l’une d’entre elles, le réacteur doit être arrêté sous 7 jours.

Le 3 juin 2016, au cours d’une opération de routine, l’exploitant a constaté la présence inappropriée d’un matelas de plomb placé entre une chaîne de mesure de la radioactivité et le circuit secondaire. Les matelas de plomb sont usuellement utilisés dans les centrales pour atténuer, en cas de besoin, le rayonnement émis par différents matériels, et protéger ainsi les intervenants. Placé à cet endroit, le matelas perturbait la mesure du détecteur et aurait pu conduire à retarder la détection de fuites entre le circuit primaire et le circuit secondaire.

La remise en conformité a été réalisée le jour même. Selon les premiers éléments d’analyse de l’exploitant, la mise en place de ce matelas de plomb remonte au plus tôt au 5 novembre 2015, date de la dernière opération de maintenance sur la chaîne de mesure.

Du fait de l’absence de fuite entre le circuit primaire et le circuit secondaire et compte tenu de la disponibilité des autres chaînes de détection de la radioactivité dans le circuit secondaire, cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur le personnel, sur l’environnement et sur la sûreté de l’installation. Toutefois, compte tenu du non-respect des règles générales d’exploitation et du délai de détection de l’écart, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie