Inhibition de la fermeture automatique des vannes d’isolement du bâtiment réacteur non autorisée par les règles générales d’exploitation

Publié le 20/06/2018

Centrale nucléaire de Golfech Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 8 juin 2018, l’exploitant de la centrale nucléaire de Golfech a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à une inhibition de la fermeture automatique des vannes d’isolement du bâtiment réacteur non autorisée par les règles générales d’exploitation.

Le 5 juin 2018, le réacteur 2 est à l’arrêt pour maintenance et rechargement en combustible. Les opérations de déchargement du combustible présent dans la cuve n’ont pas encore débuté.

Des essais sur la machine de chargement et déchargement du combustible sont planifiés à 22h00. Ces essais consistent à réaliser une séquence complète de déchargement à l’aide d’un postiche depuis le bâtiment réacteur jusqu’au bâtiment d’entreposage du combustible. En préalable à cette activité, l’équipe de conduite inhibe la fermeture automatique des vannes d’isolement du bâtiment réacteur.

Les règles générales d’exploitation autorisent l’inhibition de la fermeture automatique des vannes d’isolement du bâtiment réacteur pendant les opérations de manutention combustible dans le bâtiment réacteur, mais pas lors des essais avec un postiche dans ce même bâtiment. Par conséquent, le dispositif d’isolement automatique du bâtiment réacteur en cas d’évolution significative de l’activité radiologique n’aurait pas dû être bloqué.

Cette erreur est détectée lors de la relève des équipes de conduite du réacteur, plus de 8 heures après l’activation de cette inhibition. La fermeture automatique des vannes d’isolement est alors remise en service.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel et sur l’environnement. Par ailleurs, la fermeture des vannes d’isolement du bâtiment réacteur n’a pas été nécessaire compte tenu de l’absence d’évolution significative de l’activité radiologique dans le bâtiment réacteur.

Toutefois, compte tenu de de la détection tardive de cet événement, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie