Indisponibilité de la turbopompe de secours des générateurs de vapeur - Réacteur n°2

Publié le 02/06/2004

Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 5 mars 2004, alors que le réacteur n°2 était en puissance, l'exploitant a amorcé l'arrêt de ce réacteur compte tenu de l'indisponibilité de la turbopompe ASG.

En cas d'accident, la turbopompe ASG alimente les générateurs de vapeur et assure ainsi le refroidissement du coeur du réacteur. Pour fonctionner, elle utilise une partie de la vapeur des générateurs de vapeur, ce qui lui permet d'être opérationnelle même en cas de perte totale des sources électriques.

Le dimanche 1er février, un essai de vérification des performances de la turbopompe a été réalisé dans le cadre du redémarrage du réacteur. Cet essai a été validé. Au cours de la réunion bilan des essais de redémarrage, le 5 mars 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a indiqué à la direction du site, qu'un des paramètres de cet essai ne correspondait pas à la valeur attendue. Suite à cette découverte, une cellule d'analyse a été mise en place sur le site. La turbopompe a été considérée comme indisponible. Dans ce cas, les spécifications techniques d'exploitation imposent d'amorcer l'arrêt du réacteur dans les 24 heures si la turbopompe n'est pas réparée et requalifiée.

Des investigations complémentaires ont mis en évidence que la vis de compensation du régulateur de vitesse de la turbopompe n'était pas correctement réglée. Après modification de ce réglage, l'essai a été repris et s'est révélé satisfaisant. Le redémarrage de la production du réacteur a donc repris.

Compte tenu de la validation, par le CNPE, d'un essai non satisfaisant, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES par l'autorité de sûreté nucléaire.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie