Exposition radiologique d'un travailleur supérieure à la limite réglementaire annuelle

Publié le 13/07/2006

Centrale nucléaire de Cruas-Meysse Réacteurs de 900 MWe - EDF

En octobre 2005, un travailleur d'une entreprise prestataire d'EDF a intégré une dose mensuelle de 7,1 mSv au cours de divers chantiers de décontamination sur le site. La dose annuelle reçue par cet intervenant s'élève à 22,9 mSv pour une limite réglementaire fixée à 20 mSv.

Le code du travail demande que le travailleur porte un film qui mesure la quantité de radioactivité qu'il reçoit. Il porte aussi un système de mesure dit « dosimètre opérationnel » qui l'informe en temps réel de la quantité de radioactivité qu'il reçoit. La valeur enregistrée par le dosimètre opérationnel à la fin du mois d'octobre était de 2,4 mSv alors que la valeur mesurée après développement du film était de 7,1 mSv.

Le 22 mars 2006, la direction de l'entreprise prestataire a informé la direction de la centrale nucléaire de cet incident. Une information a alors été faite par EDF à l'inspection du travail ainsi qu'à l'Autorité de sûreté nucléaire. En accord avec le médecin du travail, des investigations ont été menées afin de déterminer la pertinence de la valeur mesurée par le film. Ces investigations, qui ont porté sur le suivi des activités du travailleur et sur le fonctionnement du dosimètre opérationnel, ainsi que les échanges avec le travailleur, n'ont pas permis d'invalider le résultat de la mesure faite par le film.

A titre conservatoire, le médecin du travail a affecté la dose mesurée par le film au salarié, validant ainsi le dépassement de la limite réglementaire.

Une inspection a été menée par l'Autorité de sûreté nucléaire le 19 avril sur la gestion de la radioprotection par la centrale nucléaire de Cruas. Les inspecteurs ont constaté que le mode de communication entre la centrale nucléaire et son prestataire ne permettait pas à celle-ci de détecter ce type d'écart.

En raison de l'exposition d'un travailleur au-delà de la limite admise par la réglementation, l'Autorité de sûreté nucléaire a classé cet incident au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie