Non-respect de la conduite à tenir à la suite du dysfonctionnement de deux vannes de décharge à l’atmosphère

Publié le 21/06/2011

Centrale nucléaire de Civaux Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Le 15 juin 2011, l’exploitant de la centrale de Civaux a constaté qu’il n’avait pas respecté la conduite à tenir imposée par les spécifications techniques d’exploitation (STE) lorsque deux vannes qui servent à décharger à l’atmosphère la vapeur du circuit secondaire du réacteur sont défaillantes.

Un générateur de vapeur est un échangeur thermique entre l’eau du circuit primaire, portée à haute température (320°C) et pression élevée (155 bar) dans le cœur du réacteur, et l’eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur et alimente la turbine. Chacun des réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux comporte quatre générateurs de vapeur. Les vannes de décharge à l’atmosphère permettent de contrôler la pression dans les générateurs de vapeur.

Le 10 juin 2011, un contrôle périodique a été réalisé afin de vérifier que les vannes de décharge à l’atmosphère du réacteur n° 2 s’ouvraient dans le délai imposé par les STE, soit en moins de 8 secondes.

L’opérateur en salle de commande a relevé, pour deux vannes, des temps d’ouverture supérieurs à ce délai sans noter d’écart.

Les vérifications immédiates réalisées par un autre opérateur et le chef d’exploitation pour s’assurer que le contrôle périodique a été réalisé de manière satisfaisante n’ont pas non plus permis de mettre en évidence les écarts.

Dans cette situation, les STE imposent que les vannes soient réparées sous un délai de 3 jours à partir du moment où elles sont détectées défaillantes. Les temps d’ouverture trop long n’ont été identifiés que 5 jours plus tard, lors d’une autre vérification interne.

Dès que les écarts ont été identifiés, les vannes ont fait l’objet d’un réglage de leurs temps de manœuvre.

Des investigations sont en cours pour déterminer l’origine de ces écarts. L’ergonomie du document opérationnel utilisé pour réaliser le contrôle périodique pourrait notamment être améliorée.

Cet événement n’a eu de conséquence ni sur le personnel, ni sur l’environnement. Toutefois, en raison du dépassement du délai prévu par les spécifications techniques d’exploitation de la centrale pour la réparation de ce matériel, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie