Déversement accidentel de liquides radioactifs dans le réseau d'eau pluviale - Réacteurs A1 et A2 en démantèlement

Publié le 03/05/2004

Réacteurs en démantèlement A1 et A2 de Saint-Laurent-des-Eaux Installation en démantèlement - EDF

Le 14 octobre 2003, lors d'une opération de cimentation de liquides issus de l'évaporateur des eaux de piscines des réacteurs en démantèlement, la cuve du malaxeur s'est rompue. La brèche, due à la corrosion par la solution radioactive acide, s'est ouverte sur un diamètre d'environ huit centimètres, avant mélange du liquide avec le ciment. Le liquide s'est répandu à l'extérieur du bâtiment nucléaire.

Environ une dizaine de litres s'est déversée dans le circuit de récupération d'eau pluviale du site. L'activité a été estimée à 47 MBq émetteur en bêta total et 0,9 MBq émetteur en alpha total. Un sas de confinement a été mis en place pour empêcher l'aggravation de la pollution. Le réseau d'eau pluviale a été isolé et le liquide déversé dans ce réseau a été récupéré.

Le malaxeur ne faisait pas l'objet d'un contrôle périodique particulier et ne disposait pas de rétention, contrairement aux dispositions réglementaires prévues notamment à l'article 14 de l'arrêté interministériel du 31 décembre 1999, destiné à prévenir et limiter les nuisances et les risques externes résultant de l'exploitation des installations nucléaires de base.

L'exploitant a poursuivi ses investigations. Un pic d'activité de l'ordre de 200 Bq par litre de Césium 137 a été relevé le soir même au droit du rejet du réseau d'eau pluviale du site dans la Loire, soit environ le double du seuil de potabilité de l'eau. Cet incident n'a eu aucune conséquence radiologique sur le personnel et les riverains du site.

Les travaux d'assainissement et de décontamination ont été engagés dès le lendemain de l'incident. Le chantier "évaporation" a été arrêté. Des mesures d'activité ont été réalisées quotidiennement pendant plusieurs semaines au droit du rejet en Loire pour détecter d'autres pics éventuels. Les mesures n'ont pas mis en évidence de contamination particulière.

Compte tenu de l'absence de rétention, l'incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie