Détection tardive de l’indisponibilité du système de décharge à l’atmosphère du réacteur 3

Publié le 23/06/2017

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 9 février 2017, l’exploitant de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) un évènement significatif pour la sûreté (ESS) relatif au non-respect de la conduite à tenir associée à l’indisponibilité du système de décharge à l’atmosphère du réacteur 3.

Le 3 février 2017, lors d’une ronde de surveillance, un agent de conduite du réacteur 3 détecte la fuite d’un organe de robinetterie équipant un réservoir d’air sous pression. Ce réservoir est un dispositif de secours permettant de commander la position d’une vanne du système de décharge à l’atmosphère en cas de défaillance du système de production d’air comprimé.

Le système de décharge à l’atmosphère constitue l’un des systèmes participant à l’évacuation de la chaleur produite dans le réacteur. Les vannes qui le composent permettent en effet d’évacuer vers l’atmosphère la vapeur produite dans les générateurs de vapeur, notamment dans les situations pour lesquelles cette vapeur ne peut cheminer jusqu’aux turbines de la salle des machines.

L’analyse effectuée par les équipes d’EDF immédiatement après détection de la fuite le 3 février n’identifie pas ses conséquences sur la disponibilité du système de décharge à l’atmosphère, et n’amène pas à lancer immédiatement les opérations de réparation nécessaires. Le 6 février, des compléments d’analyse remettent en cause les conclusions de l’examen du 3 février et concluent à l’indisponibilité du système de décharge à l’atmosphère. Le remplacement de l’organe de robinetterie défaillant est alors entrepris et s’achève dans l’après-midi du 6 février, mettant fin à la situation d’indisponibilité.

En application des spécifications techniques d’exploitation, la conduite à tenir lors d’un évènement entrainant une indisponibilité du système de décharge à l’atmosphère impose un repli du réacteur dans un délai de 8 heures. Compte tenu de l’identification tardive de l’indisponibilité, la conduite à tenir n’a pas été respectée a posteriori.

Le système de décharge à l’atmosphère n’a pas été sollicité pendant la période qui s’est écoulée entre la détection de la fuite et sa réparation. L’écart n’a pas eu de conséquence sur le personnel ou l’environnement.

L’ASN a classé cet évènement au niveau 1 de l’échelle INES, compte tenu du caractère tardif de l’identification des conséquences de la fuite vis-à-vis des spécifications techniques d’exploitation.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie