Dépassement du délai de mise à l’arrêt d’un réacteur fixé par les règles générales d’exploitation

Publié le 11/02/2022

Centrale nucléaire du Tricastin Réacteurs de 900 MWe - EDF

 

Le 2 février 2022, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif au dépassement du délai fixé par les règles générales d’exploitation (RGE) pour procéder à la mise à l’arrêt du réacteur 3 de la centrale nucléaire du Tricastin après la détection d’une fuite d’huile sur la turbopompe du système d’alimentation de secours des générateurs de vapeur.

Le 27 janvier 2022, alors que le réacteur était en production, un écoulement d’huile a été détecté sur la turbopompe du système d’alimentation de secours des générateurs de vapeur (ASG). Le diagnostic a conclu à l’indisponibilité de la turbopompe ASG depuis 15h53, heure de détection de l’anomalie. Dans cette situation, les RGE prévoient que la mise à l’arrêt du réacteur soit amorcée sous 24 heures, sauf si l’équipement est rendu disponible avant l’expiration de ce délai. Une intervention de réparation a donc été programmée et réalisée le 28 janvier matin. A l’issue, la turbopompe a été déclarée disponible et le réacteur n’a donc pas été mis à l’arrêt.

Le 30 janvier matin, un écoulement d’huile a de nouveau été constaté sur cette même turbopompe. Cet équipement a alors été de nouveau déclarée indisponible à partir de 5h11. Malgré une nouvelle tentative de réparation la fuite est restée présente et a nécessité une intervention plus longue que les 24 heures autorisées par les RGE lorsque le réacteur est en production. L’arrêt du réacteur a donc été engagé le 31 janvier à 3h11, conformément aux RGE.

A l’issue de l’arrêt du réacteur, la turbopompe a fait l’objet d’une nouvelle intervention de réparation, qui a permis le redémarrage du réacteur.

Rétrospectivement il est apparu que la turbopompe était indisponible depuis le 27 janvier à 15h53 et que le délai d’amorçage du repli du réacteur dans les 24 heures, imposé par les RGE, n’avait pas été respecté.

Le système ASG est équipé de deux motopompes et d’une turbopompe. Les deux motopompes d’alimentation étant restées disponibles, cet événement n’a pas eu de conséquence sur l’installation, le personnel ou l’environnement.

En raison du non-respect du délai d’amorçage du repli prescrit par les règles générales d’exploitation   du réacteur, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 11/02/2022

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie