Dépassement de température autorisée pour les solutions contenues dans un mélangeur-décanteur

Publié le 10/08/2009

Usine de traitement d'éléments combustibles irradiés provenant des réacteurs nucléaires à eau ordinaire (UP3-A) Transformation de substances radioactives - Orano Cycle

Le 16 juillet 2009, dans l’atelier T4 de purification et de conditionnement du plutonium, la température prescrite par les Règles Générales d’Exploitation (RGE) des solutions contenues dans un mélangeur-décanteur de l’unité de traitement des solvants a été dépassée pendant presque 8 heures.

Le procédé mis en œuvre à l’usine d’AREVA NC de La Hague permet de séparer l’uranium, le plutonium et les produits de fission issus des combustibles usés des centrales nucléaires. L’atelier T4 reçoit les solutions d’acide nitriques chargées en plutonium. Ces solutions sont purifiées des produits de fission et d’uranium résiduels à l’aide de solvant. Le solvant est ensuite régénéré dans l’unité de traitement de solvants qui utilise pour ce faire des mélangeurs-décanteurs.

Les RGE, recueil de règles approuvées par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l'installation.
Le 16 juillet 2009, l’unité de traitement des solvants est remise en chauffe après un arrêt. Après une heure, la température des solutions atteint 51°C. La chauffe du mélangeur décanteur est alors arrêtée. Malgré cette action, la température dépasse la valeur limite de 55°C fixée par les RGE pour atteindre au maximum la valeur de 56,8°C. L’unité de traitement des solvants est alors arrêtée, conformément aux RGE, et la température des solutions contenues dans le mélangeur-décanteur redescend en dessous des 55°C environ huit heures après le dépassement.

Les premières investigations ont montré que la vanne de régulation de la chauffe était restée bloquée en position ouverte alors que les indications disponibles au poste de conduite indiquaient le contraire.

Un événement similaire s’était déjà produit sur l’atelier T4 le 9 mai 2009.

Cet événement n’a pas eu d’impact sur le personnel, ni sur l’environnement. Toutefois, en raison de son caractère répétitif, cet événement a été classé par l’ASN au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie