Défauts prolongés de sectorisation incendie dus à l’absence d’eau dans des siphons de sol des bâtiments électriques des réacteurs 1, 2, 3 et 4 de la centrale nucléaire du Tricastin

Publié le 16/04/2019

Centrale nucléaire du Tricastin Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 12 mars 2019, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif classé au niveau 0 de l’échelle INES concernant des défauts de sectorisation incendie dus à l’absence d’eau dans des siphons de sol des bâtiments électriques des réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire du Tricastin.

Le 8 mars 2019, à l’occasion d’une visite de contrôle dans les bâtiments électriques des réacteurs 1 et 2, un agent en charge de la maîtrise des risques liés à l’incendie a constaté l’absence d’eau dans 13 siphons de sol assurant une fonction de sectorisation vis-à-vis du risque incendie.

La sectorisation consiste à séparer physiquement des locaux avec des éléments constructifs résistants au feu afin d’éviter la propagation d’un incendie. Elle permet notamment de s’assurer qu’un même incendie ne puisse pas affecter simultanément des équipements assurant une redondance fonctionnelle. Le maintien d’une garde d’eau suffisante dans les siphons de sol situés en limite d’un secteur de feu permet de garantir l’intégrité de la sectorisation en évitant la propagation des fumées entre les locaux.

Les premières analyses réalisées par EDF ont révélé une incohérence entre la liste des siphons de sol assurant une fonction de sectorisation incendie et celle utilisée pour la vérification périodique du maintien d’une garde d’eau suffisante. EDF a engagé le contrôle de l’ensemble des siphons de sol des bâtiments électriques des 4 réacteurs du site, qui a montré que 34 siphons de sol n’étaient pas vérifiés depuis 2007.

Aucun incendie n’ayant affecté les locaux concernés, cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes ou l’environnement.

En raison du nombre de siphons de sol concernés par une garde d’eau insuffisante, du risque de propagation d’incendie qui aurait pu en résulter, de la durée de cet événement, cet événement a été reclassé, le 10 avril 2019, au niveau 1 de l’échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie