Défauts de serrage d’adaptateurs au niveau du câblage de thermocouples du système d’instrumentation du cœur de réacteurs de 1300 MWe d’EDF

Publié le 22/11/2022

Centrale nucléaire de Cattenom Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 21 octobre 2022, EDF a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté portant sur le défaut de serrage d’adaptateurs permettant la connexion de câbles des thermocouples (sondes de température) du système d’instrumentation du cœur [1] de six réacteurs nucléaires de 1300 MWe.

Cet événement concerne :

  • le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Belleville ;
  • le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Cattenom ;
  • les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Flamanville ;
  • le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ;
  • le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Paluel.

EDF a détecté ces défauts de serrage lors des opérations de déconnexion de ces thermocouples, qui sont réalisées à chaque arrêt de réacteur pour renouvellement du combustible. Les adaptateurs dont le serrage était défectueux avaient été mis en place dans le cadre d’une modification du câblage de ces thermocouples.

En situation accidentelle, un défaut de serrage pourrait entraîner une inétanchéité des adaptateurs et remettre en cause la disponibilité ou la validité des mesures réalisées par les thermocouples concernés.

Ces mesures contribuent au fonctionnement des « ébulliomètres », deux calculateurs qui permettent en situation accidentelle d'informer les opérateurs en salle de commande de la température maximale du fluide primaire en sortie du cœur du réacteur et de la marge entre cette température et la température d’ébullition du fluide primaire. Toutefois, compte tenu de la méthode d’établissement de la température utilisée par les ébulliomètres, EDF considère que ceux-ci auraient assuré leur fonction. L’instruction par l’ASN de ces éléments techniques est en cours.

Cet évènement n’a pas eu de conséquence sur les personnes et l’environnement. Toutefois, au vu de son impact potentiel pour la sûreté, cet évènement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

EDF a corrigé les défauts constatés pour les six réacteurs concernés et a prévu de faire évoluer la modification du câblage des thermocouples du système d’instrumentation du cœur pour les réacteurs qui ne l’ont pas encore déployée. Pour les réacteurs actuellement en fonctionnement susceptibles d’être également affectés par cet écart, EDF prévoit de réaliser les contrôles et remises en conformité au prochain arrêt.

 

[1] Le système d’instrumentation du cœur (RIC) est constitué d’une série de thermocouples (sondes de températures), qui sont implantés dans le cœur du réacteur. 

Date de la dernière mise à jour : 22/11/2022

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie