Défaut d’étanchéité d’une vanne d’isolement de l’enceinte du réacteur n°1 dû à une intervention de maintenance et découvert tardivement.

Publié le 03/11/2009

Centrale nucléaire de Civaux Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Le 27 octobre 2009, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Civaux était en fonctionnement. Un essai périodique a été réalisé le matin sur une vanne d’isolement de l’enceinte du réacteur et celle-ci ne s’est pas ouverte correctement. Les vannes d’isolement de l’enceinte contribuent à garantir que, en cas d’accident, la radioactivité serait contenue dans l’enceinte du réacteur.

Un diagnostic a été engagé. Il a montré un mauvais fonctionnement du moteur qui actionne cette vanne. Vers dix heures, la vanne a été manœuvrée puis fermée manuellement dans le but de rétablir l’étanchéité de l’enceinte.

L’analyse technique de ce défaut s’est poursuivie jusqu’à ce que, dans la nuit du 27 au 28 octobre, les équipes de maintenance se rendent compte que, en réalité, la fermeture manuelle de la vanne ne garantissait pas son étanchéité. En effet, les efforts manuels ne sont pas suffisants. Au contraire, le fait d’avoir manœuvré manuellement la vanne a remis en cause son étanchéité.

Dans ce cas, les spécifications techniques d’exploitation exigent que l’arrêt du réacteur soit entrepris dans un délai de huit heures. L’arrêt du réacteur a donc été initié immédiatement. Cependant ce défaut était présent depuis environ dix heures du matin, soit plus de huit heures. Sa détection a donc été tardive.

L’arrêt de réacteur s’est déroulé correctement et la réparation de la vanne s’est terminée le 28 octobre à 20h30.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel, sur l’environnement et sur la sûreté de l’installation. Toutefois, comme l’écart est dû à une intervention de maintenance et qu’il a été détecté trop tardivement, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie