Déclenchement intempestif de l'injection de sécurité - Réacteur n°1

Publié le 06/06/2002

Centrale nucléaire de Saint-Alban Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 06 juin 2002, lors des opérations de redémarrage du réacteur 1, l'exploitant, à la suite d'une manoeuvre inadéquate, a provoqué le déclenchement intempestif de l'injection de sécurité de la voie A.

Le circuit d'injection de sécurité (RIS) permet, en cas d'accident, par exemple une fuite importante du circuit primaire du réacteur, d'introduire de l'eau borée haute pression dans celui-ci afin d'étouffer la réaction nucléaire et d'assurer le refroidissement du coeur.

Il est constitué de deux voies redondantes : l'une des voies (A) comprend deux pompes, l'autre (voie B) une seule pompe.

Lors des opérations de redémarrage du réacteur, un échauffement anormal de matériels électriques est apparu voie B. L'alimentation électrique de ces matériels a été coupée. Les unités d'acquisition et de traitement pour la protection (UATP) du réacteur situées dans les armoires de commande concernées ont alors été alimentées automatiquement sur batterie (autonomie 1 heure). A l'approche de la fin de cette autonomie, les opérateurs ont voulu mettre hors tension ces UATP et, à la suite d'une manoeuvre inadéquate ont provoqué le déclenchement intempestif de l'injection de sécurité.

En raison d'une erreur d'anticipation sur la mise hors tension des UATP et d'un mode opératoire inadapté, cet événement a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie