Anomalie relative au comportement de vannes en cas de séisme

Publié le 08/08/2011

Le réacteur n° 2 de la centrale de Golfech est à l’arrêt pour maintenance et rechargement de son combustible depuis le 18 juin 2011. Au cours de ces opérations EDF a constaté plusieurs anomalies au niveau de la visserie des vannes situées sur le circuit de refroidissement intermédiaire qui ne garantissent plus leur fonctionnement en cas de séisme.

Le circuit de refroidissement intermédiaire (RRI) est un matériel qui permet de refroidir, en fonctionnement normal comme en situation accidentelle, l’ensemble des matériels et fluides des systèmes auxiliaires et de sauvegarde du réacteur. Les équipements d’un réacteur qui seraient nécessaires pour faire face à un séisme important sont conçus pour fonctionner dans ces conditions dégradées. Ces matériels sont dits « qualifiés » pour le risque séisme.

En 2009, des anomalies sur des matériels « qualifiés » pour le risque séisme ont été détectées sur plusieurs centrales nucléaires. Ainsi une campagne de vérification a été prévue durant l’arrêt du réacteur n° 2 de la centrale de Golfech afin de vérifier l’état des matériels « qualifiés » pour le risque séisme. Les différents équipements à vérifier ont fait l’objet d’une hiérarchisation suivant leur localisation et leur importance au regard de la sûreté. Cette action a permis d’identifier les robinets les plus sensibles au séisme à contrôler et, si nécessité, à remettre en conformité en priorité.

Des anomalies ont été identifiées sur les systèmes de fixation de l’actionneur de quatre vannes du circuit RRI. Le fonctionnement de ces vannes en situation normale n’était pas remis en cause, toutefois, les défauts mis en évidence ne permettaient plus de garantir la commande de la vanne en cas de séisme. La remise en bon état de la visserie de ces quatre vannes a été réalisée.

Les causes de ces anomalies ne sont pas connues à ce jour.

Des contrôles étendus à d’autres actionneurs de vannes sur d’autres circuits jugés moins sensibles ont été réalisés dans un second temps et leurs résultats seront transmis à l’Autorité de sûreté nucléaire.

Cet événement n’a eu de conséquence ni sur le personnel, ni sur l’environnement. Toutefois, cet événement résultant d’un défaut dans le contrôle des activités de maintenance et ayant un impact pour la sûreté, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie