Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire se trouve sur les communes de Belleville et de Sury-près-Léré, c'est à dire à la limite de trois départements : le Cher, le Loiret et la Nièvre.
L'INB comporte deux réacteurs du type REP d'une puissance de 1300 MWe (palier P'4). Le réacteur 1 constitue l'installation nucléaire de base 127. Le réacteur 2 constitue l'installation nucléaire de base 128.

Réacteurs de 1300 MWe - EDF

L'installation en bref

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire se trouve sur les communes de Belleville et de Sury-près-Léré, c'est à dire à la limite de trois départements : le Cher, le Loiret et la Nièvre.

L'INB comporte deux réacteurs du type REP d'une puissance de 1300 MWe (palier P'4). Le réacteur 1 constitue l'installation nucléaire de base 127. Le réacteur 2 constitue l'installation nucléaire de base 128.

Le site a été dimensionné pour la construction de deux réacteurs supplémentaires.

Appréciations 2019

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire rejoignent l’appréciation générale portée sur EDF dans le domaine de la radioprotection, de l’environnement et de la sûreté nucléaire.

La conduite de l’installation est en nette amélioration par rapport aux années précédentes, même si elle demeure en deçà du niveau attendu. Les quelques faiblesses qui persistent sont identifiées par l’exploitant, qui poursuit la mise en œuvre de son plan d’action. En particulier, l’ASN considère que l’exploitant doit encore s’améliorer sur la communication au sein et entre les équipes de conduite, ainsi que sur l’analyse robuste des résultats des essais périodiques et la surveillance des paramètres des réacteurs. À titre d’exemple, EDF a déclaré un événement significatif de niveau 1 sur l’échelle INES du fait de la sortie, à deux reprises, du domaine de fonctionnement autorisé par les règles de sûreté de l’installation.

Par ailleurs, la gestion du risque d’incendie peut sensiblement progresser.

Dans le domaine de la radioprotection, l’ASN constate que la situation est satisfaisante et se maintient à ce niveau depuis plusieurs années. Le service compétent en radioprotection s’est notamment amélioré dans la traçabilité et le suivi des actions visant à optimiser la dosimétrie des chantiers à fort enjeu de radioprotection.

Les performances de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire en matière d’environnement sont satisfaisantes, même si une attention particulière doit être apportée par l’exploitant à la gestion du transport interne des matières dangereuses, où des améliorations sont attendues pour l’année 2020.

En matière d’inspection du travail, des contrôles ont été menés, notamment lors des arrêts pour maintenance, dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail. En particulier, des inspections ont été effectuées en lien avec les travaux d’étanchéification de la paroi de l’enceinte de confinement des réacteurs. Les observations adressées à la centrale et aux entreprises sous‑traitantes ont nécessité des actions correctives, contrôlées au cours de la réalisation des prestations. Par ailleurs, des rencontres régulières avec les instances représentatives du personnel ont eu lieu lors de CHSCT et lors de demandes ponctuelles des représentants du personnel sur des thématiques essentiellement axées sur l’application des lois sociales.

Levée de la surveillance renforcée

Au vu des résultats de la surveillance renforcée de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire décidée en septembre 2017, l’ASN constate que l’état des installations et les pratiques en matière de sûreté se sont, de manière générale, sensiblement améliorés. Après les progrès relevés par l’ASN en 2018, les contrôles spécifiques réalisés durant l’année 2019 ont mis en évidence une amélioration des performances du site dans les domaines de la gestion des écarts et de la conduite des installations.

Par conséquent, l’ASN a décidé en janvier 2020 de lever la surveillance renforcée de la centrale nucléaire de Belleville‑sur‑Loire. Elle insiste néanmoins sur la nécessité pour le site de maintenir le niveau d’exigence atteint afin de pérenniser les améliorations constatées depuis 2017.

 Principales étapes réglementaires

Réacteur 1

Réacteur 2

 Décret d'utilité publique

22/11/1978

22/11/1978

 Décret de création et décret(s) modificatif(s) éventuel(s)

15/09/1982 et 29/11/2004

15/09/1982

et 29/11/2004

 Date de 1ère divergence

09/09/1987

25/05/1988

 Autorisation d'utiliser du MOX

-

-

Décisions de l'ASN relatives aux prélèvements d'eau et au rejet des effluents

 

 • liquides
 • gazeux

Décision n° 2014-DC-0413
Décision n° 2014-DC-0414

 Mise en service

 Lettre SIN n°2115/92 du 21/10/1992

Date de la dernière mise à jour : 28/05/2020