Commentaires des internautes - 8

L'ASN publie ci-dessous l'ensemble des contributions adressées par les internautes, à l'exception de celles portant atteinte à la dignité des personnes.

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Claude B. :
 
 Madame, Monsieur, L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé "dans la plus grande transparence". Or, c'est grâce au Réseau "Sortir du nucléaire" que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de "transparence" en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées. Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.

Déposé le : 23/05/2008

Xavier G. :

Bonjour. "et devraient pouvoir disposer, dans le futur, de filières d'élimination permettant la gestion de la totalité de ces déchets." Par. 2.3.1 du projet de rapport sur les démantèlements. Je souhaite vous demander de noter dans le rapport définitif une version plus précise et plus franche de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Pour des raisons autant scientifiques que "socio-économiques", il est IMPOSSIBLE de déterminer si et quand des solutions réellement acceptables seront trouvées pour gérer les déchets à longue durée de vie. Certes, il n'est plus temps d'empêcher la réalité des déchets issus des prochains démantèlements, mais la question doit se poser avec acuité quant à ceux que d'aucuns envisagent de produire. Merci pour votre rigueur et votre neutralité.

Déposé le : 23/05/2008

Patrick A. :

Madame, Monsieur, L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé "dans la plus grande transparence". Or, c'est grâce au Réseau "Sortir du nucléaire" que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de "transparence" en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées. Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.

Déposé le : 24/05/2008

Emilie J. :

Bravo pour votre initiative de publication des commentaires des internautes! je connais un peu votre institution et je souhaiterais que vous communiquiez davantage sur vos rapports et recommandations, ainsi que sur votre rôle. Nombreuses personnes ne connaissent pas votre existence, et j'ai l'impression que seuls les experts du nucléaire vous connaissent. L'indépendance de votre institution ainsi que sa rigueur dans la gestion de la sureté nucléaire vaut la peine d'être médiatisée et connue du grand public ! En ce qui concerne le démantèlement et le déclassement, je souhaiterais une communication locale, des réunions et des prospectus d'informations, ainsi que des éléments techniques vulgarisés afin que nous puissions comprendre d'une façon simple les enjeux et les mécanismes techniques de ces opérations. il sera aussi très important d'établir un bilan chiffré de ces opérations de sorte que nous sentions que nous payons pour une juste cause en quelque sorte. d'autre part, je ne sais pas s'il est possible d'indiquer un lien sur ce commentaire (si ce n'est pas le cas, le modérateur pourra le supprimer?). Je pense que vos internautes peuvent être intéressés par une initiative du magasine Alternative qui mis en place un forum sur la place de l'énergie nucléaire et sur la gestion des déchets, ou chacun peut contribuer (un peu comme ici),l'adresse est : http://www.parlonsen.areva.com. Merci !

Déposé le : 23/05/2008

Léon M. :

Le zonage déchet est à abandonner, la france est le seul à instaurer cela. A quand une harmonisation des réglementations européennes ? Une étude a été faite récemment qui montre que 50% des déchets qui partent au CSTFA sont libérables tel quel à l'étranger. A quoi bon remplir un trou surtout quand on voit le manque/pénurie de matière première... L'ASN a refusé un dossier de déclassement d'acier noir avec 10 Bq/g de tritium (et c'est tout), l'étude d'impact montrait aucun impact, les seuils de libération montre que ça passe largement... et pourtant on a préféré envoyé 2200 t de bons acier au CSTFA rempli dans des petits caissons (risque découpe toute petite)... à quand le changement ?

Déposé le : 17/05/2008

Catherine P. :

Je souhaiterais qu'un sujet aussi important que le démantèlement des installations nucléaires fasse l'objet d'un débat public.

Déposé le : 17/05/2008

Valérie B. :

Un débat public national sur la question du démantèlement des installations nucléaires doit être organisé et relayé par des débats publics sur chaque site concerné par un démantèlement avant toute décision ou enquête publique. Merci pour cette consultation, mais n'oublions pas qu'elle ne peut en aucun cas dispenser de la tenue de ces débats publics. Merci

Déposé le : 15/05/2008

Gilles H. :

Le démantèlement des installations nucléaires doit s'effectuer de manière complète, c'est ce que l'on appelle le retour à l'herbe. Il est normal que les sites retrouvent leur état d'origine après l'exploitation. Les déchets issus du démantèlement doivent avoir été traités et ne pas porter atteinte ni être laissées à la gestion des générations futures. Ils devraient être inexistants à l'issue de l'opération. Les personnels en charge du démantèlement doivent être formés, informés, protégés et assurés contre les risques qu'ils encourent. Le démantèlement a un coût. Celui ci ne doit pas être à la charge du contribuable. Il doit être intégré au prix de l'énergie au moment où elle est utilisée et donc facturée."

Déposé le : 15/05/2008

Anne-Béatrice S. , Mme. B. , Guenno M. , Michèle G. , Michèle R. , Catherine R. , Philippe R. , Rémy P. , Stéphane M. , Rémi F. , M. V. , Isabelle S. , Raphaele C. , Marc P. , Arnaud S. , Anne R. , Jean-François G. , Philippe B. , Florence C. , Pierre M. , François S. , Didier A. , Michèle B. , René B. (Réseau Sortir du nucléaire) :

Mesdames, Messieurs, de nombreuses centrales nucléaires ont déjà cessé leur activité en France : la centrale à eau lourde de Brennilis, les unités nucléaires graphite-gaz de Chinon et St-Laurent, le surgénérateur de Creys-Malville, le premier réacteur à eau pressurisée de Chooz… Aucune n'est arrivée au stade du démantèlement du bloc réacteur qui est la partie la plus délicate, tant pour la protection des personnes que pour la prise en charge des déchets.

Dans un courrier du 5 novembre 1999 aux ministres concernés, EDF et le CEA recommandaient de ne pas démanteler dans des délais qui pourraient conduire à devoir entreposer sur site une partie de ces déchets générés par ces travaux.

A ces réacteurs s'ajoutent d'autres installations nucléaires de base à Cadarache, La Hague, Orsay, Fontenay-aux-Roses, Grenoble, Strasbourg, Veurey-Voroize. Ce n'est qu'une partie des plus gros chantiers à venir avec la fin de vie des premières centrales nucléaires PWR 900 et 1300 mégawatts.

Il nous semble nécessaire de mener une réflexion d'ensemble sur le démantèlement des installations nucléaires pour, en particulier, éclairer les points suivants :
• Doit-on démanteler rapidement, en différé, ou choisir le confinement ?
• Quel sera l'impact immédiat et à long terme sur la santé, quelle est l'estimation de la dosimétrie reçue ?
• Quels moyens de contrôles indépendants de l'exploitant nucléaire seront-ils définis ?
• Des études épidémiologiques sont-elles envisagées ?
• Quel sera le devenir des déchets radioactifs (hors combustibles irradiés) : manipulation, transport, devenir à long terme ?
• Quels coûts pour un programme de démantèlement ? (Les provisions financières, actuellement reconnues comme « embryonnaires » par la Cour des Comptes, auraient été utilisées à l'achat d'entreprises privées à l'étranger)

Nous pensons que les démantèlements ne doivent pas se faire site par site, selon des stratégies variables et confidentielles.

Nous vous demandons donc l'organisation d'un débat public national sur la question du démantèlement des installations nucléaires, relayé par des débats publics sur chaque site concerné par un démantèlement avant toute décision ou enquête publique. De ce point de vue, la consultation que vient de lancer l'Autorité de Sûreté Nucléaire sur cette question ne peut en aucun cas dispenser de la tenue de ces débats publics.

Conformément à l'article L121-10 du code de l'environnement, vous avez toute latitude pour saisir la Commission nationale du débat public en vue de "l'organisation d'un débat public portant sur des options générales en matière d'environnement ou d'aménagement". A l'évidence, le démantèlement des installations nucléaires entre dans ce cadre.

En outre, depuis l'entrée en vigueur de la Convention sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement signée par la France le 25 juin 1998, depuis la modification intervenue en 2003 de la directive n°85/337CEE concernant "l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement", un tel débat s'avère incontournable : ces deux textes imposent en effet la possibilité donnée au public de participer « à un stade précoce » au processus de décision. Les projets de démantèlement des centrales nucléaires sont par ailleurs cités explicitement en annexe.

Dans l'attente de votre décision, nous vous prions de croire, Madame et Messieurs, à notre attachement à la défense de l'environnement et à la démocratie.

Déposé le : 13/05/2008

M. André G. :

Tout d'abord merci à l'ASN de nous permettre de donner notre avis. Ayant toujours été favorable au développement du nucléaire, je suis entièrement d'accord avec le projet de l'ASN. Même si le premier démantèlement complet d'un réacteur n'est pas encore pour demain, il est bon de pouvoir démontrer par les faits que c'est possible.

Par contre je me permets de signaler que le terme "immédiat", bien que consacré par l'usage, me parait malheureux car il peut laisser croire aux non initiés que le démantèlement peut être réalisé très rapidement. En fait, c'est une opération longue (EDF compte environ 25 ans). Il faut bien insister sur le fait que c'est l'enclenchement du démantèlement qui est immédiat aussitôt la mise à l'arrêt définitif de l'installation.

Déposé le : 07/05/2008

M. Étienne A. :

Je remercie l'ASN de la consultation du public sur le plan de démantèlement et le déclassement des INB qui est un enjeu majeur de notre pays. Il exige un grand débat national qui n'est pas sans lien avec les choix énergétiques présents et futurs. Le Grenelle de l'environnement aurait pu être une occasion intéressante de réaliser ce débat.

Le recours à la même méthode de consultations pluridisciplinaire, et de médiatisation permettant de toucher largement le public me semble incontournable pour que la solution finalement retenue soit le résultat d'un réel travail démocratique.

Le peu de contribution d'internautes montre que toute discussion en matière nucléaire manque encore largement d'ouverture au public... et reste davantage réservé à un cercle d'experts, (voire au domaine du secret d'État), mais le chemin est pris?

Le démantèlement immédiat, seule stratégie acceptable à mon sens, est très heureusement privilégié dans votre projet... mais les aspects financiers et les modes de réalisation (faisabilité technique) ne me semblent pas assez précisément évoqués (aucun chiffre, notamment du coût du démantèlement et du provisionnement actuel d'EDF).

Déposé le : 07.05.08

M. Patrick P. :

Ma préférence va au démantèlement immédiat pour les avantages suivants :
- déontologie, ne pas laisser ce travail aux générations suivantes,
- technique, la connaissance des installations et de leur historique disparaissent avec le temps,
- économique peut être, il faudrait comparer les coûts des différents scénarii, bien que les estimations lointaines peuvent être hasardeuses (auriez-vous parié sur un baril de pétrole à 122$ un an plus tôt ?).

A contrario, peut-être que les techniques futures pourraient améliorer les opérations de démantèlement, et les coûts induits, mais là encore il s'agit de projections.

On peut également se poser la question de la réutilisation de certains bâtiments, s'ils satisfont aux normes en vigueur, pour un usage industriel, y compris nucléaire ce serait du recyclage plutôt que de tout réduire en gravats.

Déposé le : 06.05.08

M. Philippe F. :

Une internaute de la région d'Orléans demande que l'état d'avancement des démantèlements puisse être communiqué par la presse, plutôt que par Internet, pour l'information des citoyens. Cette remarque, pour fondée qu'elle soit, soulève la problématique du fonctionnement de la presse.

En effet certaines presses (principalement de télévision) ne reprennent les informations qui lui sont accessibles (dont celles fournies par les Autorités de Sûreté, l'IRSN) que si elles sont susceptibles de faire de l'audience et d'augmenter le nombre de personnes qui par là-même regarderont la propagande commerciale dite publicité.
Les chaînes sont en effet entièrement dépendantes des annonceurs qui les financent. Leur objectif n'est donc en rien l'information du public, mais plutôt l'instauration d'une dépendance. Le cas échéant, elles ne rechignent pas transformer l'information en déformation, pour rendre les choses plus audimateuse. D'où la multiplication des nouvelles de type catastrophe (la dernière à la mode, c'est l'OGM).

Pour avoir vécu la période tchernobylesque du côté autorités nucléaires, je peux vous affirmer qu'il n'y a pas lieu d'espérer une quelconque vulgarisation correcte des faits scientifiques et techniques par ces gens-là.

De ce fait l'Internet, par les possibilités qu'il propose (visualisation de schémas, de photos, possibilité d'avoir des textes longs et argumentés sans être coupé par un pseudo-journaliste qui estimera qu'au bout de 25 secondes, ce que vous dites fait fuir l'auditeur, et vous supprimera le micro, etc...) me semble le moyen le moins pire de transmettre .. un commentaire. Cordialement.

Déposé le : 30.04.08

Mme. Mathieu M. :

En tant que simple citoyenne, ce qui m'intéresse surtout est que le démantèlement soit fait sans le moindre rejet et avec le moins de déchets possible. Il semble de plus important de se débarrasser de ces installations pendant que les gens qui les ont conçus vivent encore. Il est important de ne pas payer inutilement la surveillance d'installations vouées à la démolition et de ne pas laisser ce travail empoisonné et couteux à nos enfants. Faisons-le pendant que nous savons le faire et pendant que nous en avons les moyens !

La communication sur ce dossier important paraît bien mince (je suis tombée dessus par hasard) et réservée aux simples spécialistes. Pourquoi ne pas en parler au journal TV, dans la presse ? Habitante du sud d'Orléans, je suis concernée par le démantèlement de la centrale de St-Laurent -des-Eaux. Avez-vous prévu un document de présentation abordable pour la population concernée ?

Au delà de la communication sur le projet. Je pense qu'il est important d'informer davantage et avec pédagogie la population locale sur les opérations en cours. Il n'est pas absurde de contacter mensuellement la République du Centre et France 3 pour dire à la population de Blois et d'Orléans que le démantèlement des vieux réacteurs en est à tel niveau et que les déchets vont à tel endroit et que tant de personnes travaillent sur le site, etc. Je regrette plus généralement que les moyens utilisés pour informer les locaux ne figurent pas dans votre projet. C'est en effet bien beau de dire que l'on va informer, mais une mise à jour de page web sur un site Internet ne constitue pas une information du public.

Déposé le : 21.04.08

Mme. Elisabeth S. :

Bien sûr que le démantèlement des centrales nucléaires serait une bonne chose mais ce n'est pas encore à l'ordre du jour, ce me semble, tant que nous aurons un président pro-nucléaire.

Déposé le : 18.04.08

M. Olivier B. :

Nos capacités d'accueil des déchets ne sont pas suffisantes pour un démantèlement massif du parc (dans le cadre d'un renouvellement du parc par exemple), et ouvrir de nouveaux lieux de stockage sera quasi-impossible compte tenu de l'opposition des riverains et des associations anti-nucléaires. Il faudrait peut-être anticiper ce point avant de choisir si on démantèle tout ou partie des installations ?

Dès lors on peut s'interroger sur l'intérêt des stockages TFA par exemple. Pourquoi encombrer des sites avec du matériel qui n'est radioactif que sur une très courte période ? Il ne faut pas prendre du temps, de l'argent et des capacités de stockage avec des matériaux qui ne seront plus radioactifs avant qu'on ait recouvert l'alvéole de terre. Nous sommes les seuls au monde à le faire, il y a sûrement une raison...

Par ailleurs, j'ai cru comprendre qu'on classait les déchets en fonction du lieu dans lesquels ils ont séjourné et non en fonction de leur activité réelle. Bizarre. On ne doit vraiment pas manquer de place...

Déposé le : 10.04.08

M. Rémi F. :

Il apparaît que le démantèlement des installations nucléaires n'est pas sans risque pour la santé public et les milieux naturels. Aussi, les erreurs du passé, à savoir la construction en France d'un système d'approvisionnement énergétique uniquement fondé sur le nucléaire, ne doivent plus être renouvelées. Il est temps d'arrêter les subventions publiques à cette industrie polluante, dangereuse et peu efficace (pourcentage considérable d'énergie perdue dans le transport). Veuillez agréer, Messieurs, Mesdames, mes sentiments les meilleurs.

Déposé le : 07.04.08

M. Hervé L. :

Dans quelles conditions se déroulerait le démantèlement du site industriel de Malvesi, sachant qu'il n'est pas considéré comme une installation nucléaire de base, mais comme une installation classée pour la protection de l'environnement?

Déposé le : 07.04.08

M. Jérôme A. :

Dans le § 2.3. Ne pourrait-on appuyer les aspects concernant les générations futures dans une sous partie complémentaire ? Les aspects concernant la gestion des déchets radioactifs seraient alors rappelés mais aussi la nécessité de pouvoir chiffrer de façon concrète les besoins financiers nécessaire au démantèlement. L'expérience de ces démantellement, permettrait de connaître au mieux ces coûts qui devront alors être répercutés dans le prix du KWh distribué.

La préoccupation des générations futures doit se faire non seulement pour préserver leur santé mais aussi pour leurs éviter de supporter nos dettes ou encore des ouvrages qui ne leur sont d'aucune utilité car ils ne seront plus en activité de production utile. Seule la radioactivité sera toujours présente. Il est donc de notre responsabilité de démanteler ces installations immédiatement pour anticiper et apporter des correctifs aux projets de nouvelles installations ou de les suspendre.
Cordialement.

Déposé le : 07.04.08

M. Pascal B. :

Il est très important dans ce domaine de récolter les différents avis et je remercie l'ASN de débattre sur ce sujet et de consulter ses concitoyens. Je pense que l'énergie nucléaire n'est pas une solution à long terme pour nous et la planète. Je suis persuadé que toutes les mesures doivent être prises pour assurer la santé de notre environnement et des êtres humains. Le démantèlement des infrastructures nucléaires est un choix judicieux mais je regrette qu'il faille investir autant d'énergies et de sommes d'argent qui auraient pu être investies dans des solutions plus durables plus tôt. Il n'est jamais trop tard pour prendre les décisions raisonnables.

J'espère que l'ASN oeuvrera dans cet objectif et qu'il sera soutenu. Merci de la part d'un citoyen sylviculteur !

Déposé le : 07.04.08

M. André L. :

Pour les installations spécifiques (réacteurs de recherche ,UNGG, Rapide, laboratoires, etc...),il y a lieu de commencer immédiatement le démantèlement dès l'arrêt définitif de l'installation il faut ,en effet ,utiliser au plus vite la mémoire du personnel d'exploitation (et celle du constructeur s'il existe encore ).

Pour les REP :
Après la démolition des parties non nucléaires, il faut s'attaquer tout de suite aux parties nucléaires hors Bâtiment Réacteur (BAN ,BK ) car le maintien d'un confinement efficace est difficile en outre les quantités fortement contaminées sont faibles et c'est l'occasion de tester les filières d'évacuation (transport et stockage ).

Le cas de BTE (quand il existe), et ses liaisons avec les autres bâtiments , mérite d'être examiner de plus près car il peut être utile pour le conditionnement des colis, le traitement des effluents liquides éventuels.

Pour le BR :
Un confinement en légère dépression est assez facile à maintenir ( plus d'apport d'air comprimé ) .Il est donc intéressant d'attendre la décroissance des cobalts .Il faut profiter de l'effet palier et utiliser le « retour d'expérience » (en étalant dans le temps le démantèlement des BR )comme cela a été fait lors de la construction du parc et la réalisation des modifications .Il est toutefois possible d'effectuer un démantèlement partiel interne au BR et même de l'utiliser comme lieu d'entreposage pour des colis venant d'autres parties nucléaires encore fortement actives. Enfin rappelons que l'emprise au sol de ce bâtiment est faible de sorte qu'il ne devrait pas gêner la construction d'autres installations et donc son maintien pourrait durer quelques dizaines d'années.

Déposé le : 06.04.08

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Date de la dernière mise à jour : 12/02/2015