Usine de fabrication de combustibles nucléaires (MELOX)

L'usine de fabrication de combustible nucléaire MELOX est exploitée par Orano. Installation nucléaire de base, créée en 1990 sur le site nucléaire de Marcoule, elle fut initialement conçue pour recycler, dans les centrales électronucléaires équipées de réacteur à eau sous pression, le plutonium qui se forme dans le cœur de ces réacteurs.L'usine Mélox, après l'arrêt des productions industrielles de l'ATPu de Cadarache, est devenue la seule installation nucléaire française de production de combustible MOX, combustible constitué d'un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium.

Fabrication de substances radioactives - Orano Cycle

L'installation en bref

L'usine de fabrication de combustible nucléaire MELOX est exploitée par Orano. Installation nucléaire de base, créée en 1990 sur le site nucléaire de Marcoule, elle fut initialement conçue pour recycler, dans les centrales électronucléaires équipées de réacteur à eau sous pression, le plutonium qui se forme dans le cœur de ces réacteurs.L'usine Mélox, après l'arrêt des productions industrielles de l'ATPu, est devenue la seule installation nucléaire française de production de combustible MOX, combustible constitué d'un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium.

Augmentation des capacités de production de l'usine
Après avoir obtenu, par décret, l'autorisation de porter la capacité annuelle de production de l'usine de 101 tonnes de métal lourd (soit 115 tonnes d'oxyde) à 145 tonnes de métal lourd pour reprendre le carnet de commande de l'ATPu, l'exploitant a présenté, en août 2004, une nouvelle demande en vue d'augmenter à 195 tonnes de métal lourd la capacité de production de l'usine. La nouvelle demande de l'exploitant a été mise à l'enquête publique du 18 avril au 17 juin 2006. Elle a en outre été présentée devant la commission interministérielle des installations nucléaires de base, à la fin de l'année 2006. Aucune de ces consultations n'ayant fait apparaître d'opposition, la modification sollicitée a été autorisée par décret le 26 avril 2007.Dans le cadre de l'augmentation de capacité précitée, l'ASN est particulièrement attentive à ce que l'exploitant poursuive et renforce les actions d'optimisation de la radioprotection.

Appréciations 2020

L’ASN considère que le niveau de sûreté nucléaire et de radioprotection de l’usine Melox est globalement satisfaisant.

Les barrières de confinement, sur lesquelles repose une grande partie de la démonstration de sûreté, sont efficaces et robustes. L’exploitant poursuit ses efforts pour traiter les ruptures de confinement qui peuvent survenir en conditions d’exploitation normales.

Les enjeux de radioprotection sont traités avec rigueur et l’exploitant poursuit ses chantiers permettant des gains dosimétriques dans le cadre du vieillissement des installations et de l’optimisation nécessaire des postes de travail. La dosimétrie du cristallin reste un sujet de préoccupation, notamment en ce qui concerne la mesure de l’exposition. Le travail de mise au point de lunettes radioprotégées ergonomiques et adaptées à la vue de chaque agent est terminé.

Le 24 juin 2020, l’exploitant a déclaré à l’ASN un événement significatif de niveau 2 sur l'échelle INES concernant un dépassement de dose annuelle. L’analyse de l’exploitant n’a pas montré de dysfonctionnement technique ni de geste inapproprié de l’opérateur. Néanmoins, des actions correctives et études complémentaires vont être mises en œuvre, notamment en matière d’ergonomie du poste de travail. Le classement de cet événement pourra évoluer au vu des travaux complémentaires lancés relatifs à l’évaluation de la dose engagée.

L’ASN a autorisé en avril 2020 la mise à jour du référentiel de sûreté associée à l’instruction du rapport de réexamen remis en 2013. En octobre 2018, l’exploitant a soumis aux services de l’ASN un dossier d’orientation de réexamen périodique (DOR), dont il doit remettre le prochain rapport de conclusion en 2021. L’ASN a pris position sur ce DOR au second semestre 2020 et adressé à l’exploitant quelques demandes complémentaires.

Pour ce qui concerne le retour d’expérience de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, l’exploitant a pu reprendre en septembre la construction du nouveau centre de crise après les difficultés rencontrées en 2020, d’ordres techniques, contractuelles et sanitaires. Pour pallier ce retard, l’exploitant a pris des mesures transitoires, notamment la mise en œuvre d’un centre de crise de repli.

Date de la dernière mise à jour : 27/05/2021