La sûreté nucléaire et la radioprotection dans la région Occitanie en 2016 : l’ASN dresse un bilan globalement satisfaisant

Publié le 03/10/2017 à 11:23

Communiqué de presse

Les divisions de Marseille et de Bordeaux de l’ASN ont présenté, le 3 octobre 2017 à Montpellier et le 4 octobre 2017 à Toulouse, le bilan de leur action de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans la région Occitanie pour l’année 2016.

Ces conférences de presse font suite à la publication par l’ASN de son Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2016.

Au regard des 130 inspections qu’elle a réalisées en 2016 en région Occitanie, l’ASN considère que le niveau de sûreté nucléaire et de radioprotection reste globalement satisfaisant.

La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne)

L’ASN considère que les performances de la centrale en matière de sûreté nucléaire en 2016 étaient en retrait par rapport à l’appréciation globale portée sur EDF. Elle a néanmoins constaté des progrès dans la gestion des écarts affectant les installations à l’occasion des arrêts de réacteur réalisés en 2017.

L’ASN considère que les performances de la centrale en matière de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation, assez satisfaisante, portée sur EDF en 2016, et que ses performances en matière de radioprotection des travailleurs s’en distinguent de manière positive.

En 2016, les inspecteurs de l’ASN ont réalisé 35 jours d’inspection et participé à 20 jours de réunions techniques à la centrale de Golfech.

Les installations de la plateforme de Marcoule (Gard)

L’ASN considère que le niveau de sûreté nucléaire et de radioprotection des cinq installations de la plateforme de Marcoule est globalement satisfaisant.

Sur l’usine Mélox exploitée par Areva, les enjeux de radioprotection et de criticité sont traités avec rigueur. En particulier, l’exploitant s’est engagé à mener des chantiers permettant des gains substantiels en matière d’exposition radiologique. En revanche, l’ASN relève des retards dans la réalisation de travaux visant à renforcer la maîtrise des risques d’incendie et dans la mise en œuvre d’engagements en matière de surveillance des intervenants extérieurs.

Concernant les installations exploitées par le CEA, le niveau de sûreté et de radioprotection est satisfaisant. L’ASN considère toutefois que l’organisation du centre en matière de protection contre le risque d’incendie devrait être améliorée. L’année 2016 a également été marquée par le début du démantèlement de la centrale Phénix et la création de l’installation Diadem qui permettra l’entreposage de déchets majoritairement issus du démantèlement de la centrale.

Concernant l’usine de traitement de déchets Centraco exploitée par Socodéi, l’ASN estime que l’organisation de l’exploitant permet un fonctionnement globalement satisfaisant des installations en matière de sûreté nucléaire. Aussi, l’ASN a mis fin en conséquence au régime de surveillance renforcée qui était appliqué depuis 2009. L’ASN a également autorisé l’augmentation de la capacité annuelle de traitement de déchets liquides incinérables et des capacités d’entreposage temporaire des déchets incinérés avant envoi à l’Andra.

Concernant les enjeux environnementaux des installations du site, sept décisions relatives au prélèvement, à la consommation d’eau et au rejet des effluents liquides et gazeux de Mélox, Centraco, Atalante et Gammatec sont entrées en vigueur le 1er mars 2016. Ces décisions prennent en compte l’évolution des installations, avec une baisse significative des limites globales de rejet, et définissent un plan de surveillance de l’environnement commun.

Nucléaire de proximité

Les actions de contrôle menées dans les services de radiothérapie confirment la prise en compte satisfaisante de la radioprotection. En particulier, le déploiement de la démarche de qualité des traitements et les moyens consacrés à la radiophysique médicale sont jugés satisfaisants. Toutefois, les plans d’organisation de la physique médicale ne prennent pas toujours en compte les besoins en effectifs nécessaires à la mise en place de nouvelles techniques ou de nouveaux équipements en radiothérapie. En outre, les études des risques encourus par les patients du fait du processus radiothérapique peuvent encore être améliorées.

Dans le domaine des pratiques interventionnelles radioguidées au bloc opératoire, l’ASN constate des améliorations dans la radioprotection du personnel non-médical, ainsi que des signaux positifs dans la radioprotection des patients. Néanmoins, l’ASN relève la persistance d’un défaut de culture des praticiens au bloc opératoire concernant leur propre radioprotection.

Concernant la médecine nucléaire, l’ASN considère que la radioprotection des patients et des travailleurs est prise en compte de manière globalement satisfaisante. En termes de protection de la population et de l’environnement, l’ASN relève des améliorations de l’état des équipements de collecte et de traitement des effluents contaminés mais la complétude et la tenue à jour par certains services d’un plan de gestion des déchets et effluents contaminés sont perfectibles.

En radiographie industrielle, l’ASN constate des progrès concernant la réalisation des contrôles techniques de radioprotection, la maintenance des appareils de radiographie industrielle et la conformité des casemates. Cependant, l’ASN estime que la définition et la signalisation des zones d’opération sur les chantiers de radiographie industrielle doivent être améliorées et la mise en place de pratiques d’optimisation poursuivie.

Transport de substances radioactives

Dans l’industrie nucléaire et non-nucléaire, l’ASN considère que la réglementation relative au transport de substances radioactives est correctement appliquée. Dans le domaine médical, et en particulier dans les services de médecine nucléaire, les enjeux liés au transport de substances radioactives demeurent insuffisamment pris en compte.

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Date de la dernière mise à jour : 04/10/2017