Centrale nucléaire du Blayais

Le site du Blayais abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Gironde, à 50 km au nord de Bordeaux.

Réacteurs de 900 MWe - EDF

Installation contrôlée par

la division de Bordeaux

Le site en bref

Le site du Blayais abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Gironde, à 50 km au nord de Bordeaux.

Cette centrale nucléaire est constituée de 4 réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 900 MWe.

Les réacteurs 1 et 2 constituent l'installation nucléaire de base (INB) 86, les réacteurs 3 et 4 l'INB 110.

Appréciations 2018

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire du Blayais, par rapport à l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF :

  • sont globalement comparables en matière de sûreté nucléaire ;
  • se distinguent de manière positive en matière de radio­­protection ;
  • sont en retrait en matière de protection de l’environnement.

En matière de sûreté, l’ASN note que les arrêts de réacteur pour maintenance et renouvellement du combustible se sont bien déroulés. Cependant, l’ASN constate que le site rencontre des difficultés persistantes pour planifier, préparer et réaliser les essais périodiques prescrits par les règles générales d’exploitation. La qualité de la documentation opérationnelle constitue, comme les années précédentes, un point faible pour le bon déroulement de ces essais, ce qui introduit un risque de non‑respect des procédures. Des défauts de contrôle technique et de communication opérationnelle ont également été constatés à plusieurs reprises.

En ce qui concerne la radioprotection des travailleurs, l’ASN observe une baisse sensible du nombre de déclarations d’événements significatifs par rapport aux années précédentes. L’ASN constate que l’exploitant a respecté ses objectifs en matière de dosimétrie collective et de propreté radiologique des chantiers. L’ASN note toutefois quelques situations révélatrices d’un défaut de culture de radioprotection de la part de certains intervenants et d’un manque de rigueur dans la gestion des sources radioactives.

Concernant la protection de l’environnement, l’exploitant a identifié l’origine probable de la présence historique de tritium dans la nappe d’eau captive située sous la centrale. Celle‑ci serait due à des défauts d’étanchéité des planchers des bâtiments des auxiliaires nucléaires des réacteurs 3 et 4. Elle reste toutefois sans impact à l’extérieur du site. L’ASN estime que la poursuite des investigations et la mise en œuvre des réparations doivent être une priorité pour le site en 2019. L’ASN note les efforts importants accomplis par l’exploitant pour améliorer la gestion de ses déchets radioactifs conformément aux règles applicables, mise en défaut par les inspecteurs en début d’année.

Principales étapes réglementaires

Réacteur 1

Réacteur 2

Réacteur 3

Réacteur 4

Décret d'utilité publique

29/12/1975

Décret de création

14/06/1976

05/02/1980

Date de 1ère divergence

20/05/1981

27/06/1982

29/07/1983

01/05/1983

Autorisation d'utiliser le MOX

02/09/1997

25/05/1994

28/05/2013

28/05/2013

Arrêté de rejets d'effluents liquides et gazeux

18/09/2003

Mise en service

29/05/1986

Faits marquants

Le site a procédé au remplacement des trois générateurs de vapeur du réacteur 1 en février et mars 2009. Ces gros composants en acier, pesant chacun quelque 300 tonnes, assurent la transmission énergétique entre le circuit primaire du réacteur et le circuit secondaire : l’eau du circuit secondaire s’y transforme en vapeur, avant d’entraîner la rotation de la turbine, qui produit l’électricité.

L’ASN a contrôlé attentivement toutes les phases de ce chantier de grande ampleur. Elle estime qu’il s’est globalement bien déroulé. Les enseignements et pistes d’améliorations seront utilisés pour améliorer les chantiers similaires qui doivent se dérouler au cours des prochaines années sur d’autres centrales nucléaires.

Date de la dernière mise à jour : 16/05/2019