Centrale nucléaire de Civaux

Le site de Civaux abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Vienne, à 30 km au sud de Poitiers. Cette centrale nucléaire est constituée de 2 réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 1450 MWe. Le réacteur 1 constitue l'installation nucléaire de base (INB) 158, le réacteur 2 l'INB 159.

Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Installation contrôlée par

la division de Bordeaux

Le site en bref

La centrale nucléaire de Civaux est exploitée par EDF dans le département de la Vienne, à 30 km au sud de Poitiers, en région Nouvelle‑Aquitaine. Elle comprend deux réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 1 450 MWe. Le réacteur 1 constitue l’INB 158, le réacteur 2 l’INB 159. Ce site dispose d’une des bases régionales de la Force d’action rapide du nucléaire (FARN), créée en 2011 par EDF.

Appréciations 2019

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Civaux en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF.

Dans le domaine de la sûreté nucléaire, concernant les activités d’exploitation, l’ASN considère que les opérations de conduite des réacteurs sont globalement menées avec rigueur. Néanmoins, l’exploitant doit rester vigilant à bien préparer, puis réaliser les manœuvres de conduite délicates, quand d’autres activités menées simultanément peuvent nécessiter l’attention des mêmes opérateurs. L’ASN estime que l’exploitant a globalement bien réalisé les activités de maintenance prévues au cours de l’unique arrêt pour maintenance en 2019, qui s’est déroulé sur le réacteur 2. L’exploitant doit encore progresser dans la qualité des actes de maintenance afin d’aborder dans les meilleures conditions possibles les années à venir, plus chargées en arrêts et activités de maintenance, avec notamment les visites décennales qui seront réalisées dans le cadre du deuxième réexamen périodique des réacteurs.

Concernant la radioprotection des travailleurs, l’ASN estime que l’exploitant a fait des progrès dans la mise en œuvre des mesures de prévention. Néanmoins, l’ASN considère que le site doit améliorer la gestion de l’accès des intervenants à certaines zones présentant un niveau élevé d’exposition aux rayonnements ionisants.

Dans le domaine de la protection de l’environnement, l’ASN considère que l’exploitant doit améliorer sa stratégie de gestion d’un déversement accidentel de produits dangereux, afin d’éviter son transfert dans l’environnement. Les attentes de l’ASN ont été prescrites par décision n° 2019-DC-0666 du 18 avril 2019. Les dispositions matérielles et organisationnelles mises en place par l’exploitant dans ce cadre seront contrôlées en 2020. L’ASN estime par ailleurs que l’exploitant doit progresser dans la gestion des déchets radioactifs sur ses installations.

En matière d’inspection du travail, des enquêtes spécifiques ont été conduites après la survenue d’accidents du travail, notamment après des expositions accidentelles à l’amiante. En 2019, l’ASN considère que l’exploitant a pris des mesures adaptées face au risque chimique, dont le manque de maîtrise avait été souligné en inspection l’année précédente.

Principales étapes réglementaires

Réacteur 1

Réacteur 2

Décret d'utilité publique

20/04/1984

Décret de création

06/12/1993

Date de 1 ère divergence

29/11/1997

27/11/1999

Autorisation d'utiliser le MOX

Néant

Autorisations de prélèvements d’eau et de rejets

Décision n°2009-DC-0138 du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et consommation d’eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux

Décision n°2009-DC-0139 du 2 juin 2009 fixant les limites de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux (homologuée par les ministres chargés de la sûreté nucléaire par l’arrêté du 23 juin 2009 publié au Journal Officiel du 2 juillet 2009

Mise en service

21/10/2005

Faits Marquants

Renouvellement des autorisations de prélèvements d’eau et de rejets de la centrale nucléaire de Civaux :

  • une enquête publique diligentée par la Préfet de la Vienne s’est déroulée du 7 octobre au 13 novembre 2008 ;
  • un projet de prescriptions applicables à la centrale nucléaire de Civaux, sous la forme de deux décisions de l’ASN, a été présenté aux conseils départementaux de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) d’Indre-et-Loire et de la Vienne, respectivement les 19 et 20 février 2009.

Ces décisions (n°2009-DC-0138 et n°2009-DC-0139) ont été signées par le collège de l’ASN le 2 juin 2009.
En 2010, un exercice national de crise nucléaire est programmé en juin 2010 sur la centrale de Civaux.

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Civaux en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF.

Dans le domaine de la sûreté nucléaire, concernant les activités d’exploitation, l’ASN considère que les opérations de conduite des réacteurs sont globalement menées avec rigueur. Néanmoins, l’exploitant doit rester vigilant à bien préparer, puis réaliser les manœuvres de conduite délicates, quand d’autres activités menées simultanément peuvent nécessiter l’attention des mêmes opérateurs. L’ASN estime que l’exploitant a globalement bien réalisé les activités de maintenance prévues au cours de l’unique arrêt pour maintenance en 2019, qui s’est déroulé sur le réacteur 2. L’exploitant doit encore progresser dans la qualité des actes de maintenance afin d’aborder dans les meilleures conditions possibles les années à venir, plus chargées en arrêts et activités de maintenance, avec notamment les visites décennales qui seront réalisées dans le cadre du deuxième réexamen périodique des réacteurs.

Concernant la radioprotection des travailleurs, l’ASN estime que l’exploitant a fait des progrès dans la mise en œuvre des mesures de prévention. Néanmoins, l’ASN considère que le site doit améliorer la gestion de l’accès des intervenants à certaines zones présentant un niveau élevé d’exposition aux rayonnements ionisants.

Dans le domaine de la protection de l’environnement, l’ASN considère que l’exploitant doit améliorer sa stratégie de gestion d’un déversement accidentel de produits dangereux, afin d’éviter son transfert dans l’environnement. Les attentes de l’ASN ont été prescrites par décision n° 2019-DC-0666 du 18 avril 2019. Les dispositions matérielles et organisationnelles mises en place par l’exploitant dans ce cadre seront contrôlées en 2020. L’ASN estime par ailleurs que l’exploitant doit progresser dans la gestion des déchets radioactifs sur ses installations.

En matière d’inspection du travail, des enquêtes spécifiques ont été conduites après la survenue d’accidents du travail, notamment après des expositions accidentelles à l’amiante. En 2019, l’ASN considère que l’exploitant a pris des mesures adaptées face au risque chimique, dont le manque de maîtrise avait été souligné en inspection l’année précédente.

Date de la dernière mise à jour : 29/05/2020