Installation d'irradiation POSÉIDON

L’installation Poséidon (INB 77), autorisée en 1972, est un irradiateur composé d’une piscine d’entreposage de sources de cobalt-60, surmontée partiellement d’une casemate d’irradiation. L’INB comporte par ailleurs un autre irradiateur en casemate, Pagure, ainsi que l’accélérateur Vulcain.

Utilisation de substances radioactives - CEA

Installation contrôlée par

la division d'Orléans

 L’installation Poséidon (INB 77), autorisée en 1972, est un irradiateur composé d’une piscine d’entreposage de sources de cobalt-60, surmontée partiellement d’une casemate d’irradiation. L’INB comporte par ailleurs un autre irradiateur en casemate, Pagure, ainsi que l’accélérateur Vulcain.Cette installation permet des études et des prestations de qualification pour les équipements installés dans les réacteurs nucléaires, notamment grâce à une enceinte immergeable, ainsi que la radiostérilisation de produits à usage médical. Le principal risque de l’installation est l’exposition du personnel aux rayonnements ionisants, du fait de la présence de sources scellées de très haute activité.

Comprendre

Poseidon, risques et système de prévention d’un irradiateurL’INB 77 (POSEIDON) est un irradiateur « g ». Il permet l’irradiation de matériaux/composants par des sources de Cobalt 60, scellées, double enveloppes et étanches, de très haute activité. Ces irradiations sont utilisées pour des études et des prestations de qualification pour les réacteurs nucléaires, ainsi que pour la stérilisation de produits à usage médical.

Poseidon Risques et système de prévention d’un irradiateur

Des convoyeurs [1] amènent des matériaux/composants dans l’enceinte de la piscine. Les sources se trouvent sur un porte-sources [2] au fond de la piscine. Ce porte-sources sort de la piscine pour les irradier. Il redescend une fois l’expérience terminé.
Les principaux enjeux de sûreté de l’installation sont le confinement des substances radioactives, assuré notamment par la double enveloppe des sources de Cobalt 60, et la limitation de l’exposition aux rayonnements ionisants.
Pour limiter ces risques, des dispositions constructives ou organisationnelles sont mises en œuvre par le CEA et régulièrement révisées, notamment lors des réexamens périodiques.
La limitation de l’exposition aux rayonnements ionisants est assurée par les protections radiologiques que sont la hauteur d’eau de la piscine [3] et l’épaisseur des  murs de la casemate en béton quand les sources sont sorties de la piscine [4]. Un contrôle du niveau d’eau de la piscine est assuré régulièrement [5]. Aucun opérateur ne peut entrer dans la casemate quand les sources sont sorties de la piscine. L’accès à la casemate est contrôlé par un système de gestion des accès [7]. L’installation est pilotée depuis salle de commande [6] où les informations sont reportées.
Par ailleurs, l’irradiation de l’air quand les sources sont sorties génère de l’ozone. Pour limiter la concentration de ce gaz, une ventilation est mise en place au-dessus du local.

Appréciation 2019

Cette installation permet des études et des prestations de qualification pour les équipements installés dans les réacteurs nucléaires, notamment grâce à une enceinte immergeable, ainsi que la radiostérilisation de produits à usage médical.

Le principal risque de l’installation est l’exposition du personnel aux rayonnements ionisants, du fait de la présence de sources scellées de très haute activité.

L’instruction du rapport de réexamen de l’installation s’est achevée par la publication de la décision n°CODEP- CLG-2019-048416 du 22 novembre 2019. Les thèmes majeurs abordés sont notamment la tenue du bâtiment aux aléas sismiques et climatiques (neige et vent notamment), ainsi que le suivi du vieillissement de la piscine de Poséidon.

À la suite des contrôles réalisés en 2019, l’ASN considère que l’installation est exploitée de façon satisfaisante et que les opérations de renouvellement de sources radioactives sont correctement gérées. Elle souligne les actions réalisées par le CEA pour assainir les locaux en retirant les éléments qui ne sont plus utilisés, minimisant ainsi les charges calorifiques, et pour améliorer ou remettre en service les équipements de l’installation. La rigueur dans le renseignement des documents opératoires doit cependant être améliorée.

Date de la dernière mise à jour : 29/05/2020