Centrale nucléaire de Cattenom

Le site de Cattenom abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Moselle, à 5 km de Thionville.
Le site se trouve à 10 km du Luxembourg et de l'Allemagne. Cette centrale nucléaire est constituée de 4 réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 1300 MWe.
Les réacteurs 1, 2, 3 et 4 constituent respectivement les installations nucléaires de base (INB) 124, 125, 126 et 137.

Réacteurs de 1300 MWe - EDF

L'installation en bref

La centrale nucléaire de Cattenom est située sur la rive gauche de la Moselle, à 5 km de la ville de Thionville et à 10 km du Luxembourg et de l’Allemagne.

Le site comprend quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance unitaire de 1 300 MWe, mis en service entre 1986 et 1991, et qui produisent chaque année environ 37 TWh, soit 7 % de la production nationale d’EDF. Les réacteurs 1, 2, 3 et 4 constituent respectivement les INB 124, 125, 126 et 137.

Appréciations 2018

L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Cattenom se placent dans la moyenne de l’appréciation générale portée sur EDF, avec un progrès sur la radioprotection mais la persistance d’un retrait sur les opérations de maintenance et d’exploitation.

Ainsi plusieurs événements associés à des non‑qualités de maintenance ont marqué l’année 2018, provoquant des arrêts fortuits ou des remplacements de pièces non programmés. Certains de ces événements sont liés à des modifications réalisées en 2016 lors de la troisième visite décennale du réacteur 1, mettant en lumière quelques faiblesses ponctuelles dans leur intégration ; d’autres confirment la nécessité de renforcer le contrôle des gestes techniques des intervenants, ou la surveillance des prestataires. Cependant la capacité du site à gérer les événements fortuits, une fois bien identifiés, reste satisfaisante.

Un plan d’action pour améliorer la réalisation des activités d’exploitation a été mis en place fin 2017. L’ASN note une diminution du nombre d’événements associés à un manque de vigilance, mais considère que le plan d’action doit encore porter ses fruits sur les phases de préparation et de mise en œuvre, où la maîtrise et la rigueur peuvent être améliorées.

L’ASN considère que les efforts entrepris pour la conformité en matière d’environnement doivent s’étendre à un renforcement de la culture concernant la protection de l’environnement, pour mieux prévenir les déversements accidentels, les indisponibilités d’équipements de contrôle ou les franchissements de seuils de pré‑alarme.

Le pilotage fin des traitements biocides des tours aéroréfrigérantes a permis de respecter, en 2018, les valeurs limites en rejets chimiques comme celles en microorganismes, mais la nécessité de procéder à des traitements y compris en période froide, qui est une spécificité locale, pourrait nécessiter l’adaptation du cadre prescriptif en matière de rejets.

Enfin, la dynamique positive constatée en 2017 dans le management de la radioprotection s’est confirmée en 2018 dans un contexte d’activité plus soutenue ; les efforts entrepris en matière de propreté radiologique et d’optimisation dosimétrique doivent être poursuivis.

Principales étapes réglementaires

 Réacteur 1

 Réacteur 2

 Réacteur 3

 Réacteur 4

 Décret d'utilité publique

 11/10/1978

 Décret de création et décret(s) modificatif(s) éventuel(s)

 24/06/1982

 29/02/1984

 Date de 1ère divergence

 24/10/1986

 07/08/1987

 16/02/1990

 04/05/1991

 Autorisation d'utiliser le MOX

 -

 Arrêtés de rejets d'effluents radioactifs
 - gazeux
 - liquides

 Anciens arrêtés abrogés

 Arrêté préfectoral de rejets d'eaux non radioactifs

 Anciens arrêtés abrogés

 Nouvel arrêté de rejets d'effluents liquides et gazeux

 23/06/2004

 Mise en service

 24/06/1992

 06/07/1994

Date de la dernière mise à jour : 16/05/2019