Site de Saint-Laurent-des-Eaux

 

Site de Saint-Laurent-des-Eaux

Le site de la centrale est situé sur le territoire de la commune de St- Laurent Nouan sur le département du Loir et Cher en bordure de la rive gauche de la Loire. Il se trouve approximativement à mi-distance entre Orléans (à 32 km au nord-est) et Blois (à 24 km au sud-ouest).

Le site comporte 2 tranches du type REP d'une puissance de 900 MWe (palier CP2). Les tranches 1 et 2 constituent l'installation nucléaire de base n° 100.

Le site comprend aussi les installations à l'arrêt et en cours de démantèlement de deux réacteurs de la filière UNGG (uranium naturel-graphite-gaz).

Appréciations 2017

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux rejoignent globalement l’appréciation générale portée sur EDF dans les domaines de l’environnement et de la radioprotection mais qu’elles sont moins bonnes que les années précédentes dans le domaine de la sûreté.

En matière de sûreté nucléaire, l’ASN constate que les périodes de redémarrage de réacteurs ont été marquées par plusieurs écarts dans l’exploitation des installations. Le plan d’action pris par la direction de la centrale n’a pas encore produit d’amélioration sensible dans la gestion des essais périodiques – point faible déjà noté en 2016 – qui restent à l’origine de déclarations de plusieurs événements significatifs. Les analyses approfondies de ces événements mettent en évidence des défauts dans les analyses techniques, l’assurance qualité et la formation. Par ailleurs, l’organisation de la centrale nucléaire pour détecter les écarts et justifier leurs délais de traitement, conformément à la réglementation applicable, n’est pas suffisamment robuste et doit progresser. L’ASN relève quoi qu’il en soit la bonne tenue globale des chantiers et les efforts de mise à jour de la documentation de maintenance par rapport au référentiel prescriptif.

L’ASN considère que l’organisation de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux en matière de radioprotection est satisfaisante. La culture du site dans ce domaine est à l’attendu. Les règles de radioprotection sont généralement bien intégrées au stade de la préparation et pendant la réalisation des interventions en zone contrôlée même si quelques écarts, dont 2 événements significatifs, ont été détectés.

Les performances de Saint-Laurent-des-Eaux en matière d’environnement sont globalement satisfaisantes. L’ASN souligne l’engagement de l’organisation et la robustesse des dispositions prises pour gérer les activités à fort enjeu environnemental. En revanche, la prise en compte pérenne du prescriptif environnemental doit encore être améliorée.

L’ASN considère que le niveau de sûreté de l’ancienne centrale de Saint-Laurent-des-Eaux est satisfaisant à court terme.

EDF a annoncé en 2016 un changement de stratégie pour le démantèlement de ses réacteurs UNGG et remis en 2017 les éléments demandés par l’ASN qui feront l’objet d’une instruction en 2018 (voir chapitre 15). L’ASN examinera par ailleurs en 2018 le réexamen périodique des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux A1 et A2 dont le rapport de conclusions est arrivé fin 2017.

Les opérations d’évacuation de déchets liquides et solides se sont poursuivies dans le cadre du démantèlement des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux A. Un plan d’action spécifique aux déchets historiques de l’installation a été élaboré et présenté à l’ASN. EDF projette, dans ce cadre, de créer un nouveau sas de caractérisation des déchets historiques et recherche une solution d’entreposage pour rassembler les « déchets historiques avec filière en projet » et les « déchets historiques sans filières ». L’ASN sera vigilante au respect des échéances présentées et des actions engagées.

Les chantiers avec un risque de contamination « alpha » étaient interrompus depuis 2016 à la suite de la découverte de contaminations internes avérées de personnes survenues sur de tels chantiers. Les activités ont repris depuis juin 2017. L’ASN a vérifié que toutes les actions correctives définies par EDF à la suite de la découverte de ces contaminations sont correctement réalisées. Un plan d’action de rigueur de travail a été engagé et présenté à l’ASN. L’ASN s’assurera en 2018 de la poursuite de la mise en œuvre des mesures et des actions correctives définies.

Date de la dernière mise à jour : 13/04/2018