Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly

Le site de la centrale se trouve sur le territoire de la commune de Dampierre-en-Burly (Loiret - 45), sur la rive droite de la Loire, à environ 10 km en aval de Gien et 45 km en amont d'Orléans.
Il comporte quatre réacteurs de type REP d'une puissance unitaire de 900 MWe (palier CP1). Les réacteurs 1 et 2 constituent l'installation nucléaire de base 84.
Les réacteurs 3 et 4 constituent l'installation nucléaire de base 85.

Réacteurs de 900 MWe - EDF

L'installation en bref

La centrale nucléaire de Dampierre‑en‑Burly se situe sur la rive droite de la Loire, dans le département du Loiret, à environ 10 km en aval de Gien et 45 km en amont d’Orléans.

Elle comprend quatre réacteurs nucléaires de 900 MWe, mis en service en 1980 et 1981. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 84, les réacteurs 3 et 4 l’INB 85. Le site dispose d’une des bases régionales de la Force d’action rapide du nucléaire (FARN), force spéciale d’intervention, créée en 2011 par EDF, à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima. Son objectif est d’intervenir, en situation pré‑accidentelle ou accidentelle, sur n’importe quelle centrale nucléaire en France, en apportant des renforts humains et des moyens matériels de secours.

Appréciations 2019

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Dampierre‑en‑Burly rejoignent l’appréciation générale portée sur EDF dans le domaine de la sûreté nucléaire.

Cependant, les performances en matière d’environnement et de radioprotection demeurent en retrait par rapport à la moyenne nationale. Ces appréciations restent identiques à celles déjà formulées au titre de l’année 2018.

En matière de sûreté, les résultats sont globalement satisfaisants, avec notamment une bonne implication de la filière indépendante de sûreté et des équipes de conduite dans les analyses menées sur les événements significatifs. L’ASN constate cependant une recrudescence de fragilités organisationnelles entre les équipes de conduite et les autres services de la centrale, qui ont été à l’origine de plusieurs événements significatifs. Des fragilités dans la surveillance effectuée en salle de commande sont encore régulièrement constatées. L’ASN a par ailleurs de nouveau constaté une maîtrise partielle du risque d’incendie sur le site.

Concernant la maintenance des installations, l’ASN considère que la surveillance des prestataires, la déclinaison du référentiel de maintenance et la conformité matérielle des installations par rapport aux exigences applicables doivent progresser. Plusieurs inspections et événements significatifs révèlent également des erreurs de maintenance à la suite d’opérations d’entretien préventives et curatives (notamment sur les groupes électrogènes diesel de secours).

En matière de radioprotection, le site doit encore progresser. Malgré le plan de rigueur déployé par le site en 2019, qui a apporté quelques améliorations, l’ASN relève régulièrement des dysfonctionnements notables en matière de maîtrise de la propreté radiologique et de la dispersion de la contamination sur les chantiers. À titre d’exemple, des écarts récurrents sont relevés sur la surveillance et le bon état de fonctionnement des matériels de mise en dépression des circuits pour limiter la dispersion de la contamination.

Enfin, l’ASN considère que le site doit encore progresser dans la protection de l’environnement, notamment concernant la gestion des déchets et le confinement des liquides. L’ASN relève également des lacunes dans la maîtrise du risque de dispersion et de prolifération des légionelles au niveau du circuit tertiaire.

En matière d’inspection du travail, un travail important sur le risque électrique a été réalisé, portant notamment sur la gestion des contrôles réglementaires des installations électriques, les habilitations et l’application des règles de consignation. Des vérifications complémentaires ont également été demandées par l’inspection du travail sur certains systèmes électriques. Des actions d’amélioration sont attendues de la part de l’exploitant pour une meilleure maîtrise du risque électrique. À la suite de la survenue d’un accident grave du travail lié à la manutention et au levage, des inspections spécifiques ont été menées pour analyser les circonstances de l’accident et vérifier les actions correctives mises en place par l’exploitant.

Principales étapes réglementaires

 Réacteur 1

 Réacteur 2

 Réacteur 3

 Réacteur 4

 Décret d'utilité publique

 17-05-1974

 Décret de création

 14-06-1976

 Date de 1 ère divergence

 19-09-1980

 16-02-1981

 27-05-1981

 20-11-1981

 Autorisation d'utiliser du MOX

 Autorisation générique DSIN/GRE/SD2.5/n°442.96 du 24-10-1996.

 Décisions de l'ASN relatives aux prélèvements d'eau et au rejet des effluents

  • liquides
  • gazeux
  • Décision n°2011-DC-0210 du 3 mars 2011 de l’ASN fixant les limites de rejets dans l'environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 84 et n° 85 exploitées par Électricité de France – Société Anonyme (EDF-SA) sur la commune de Dampierre-en-Burly (département du Loiret)
  • Décision n°2011-DC-0211 du 3 mars 2011 de l’ASN fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau et de rejets dans l'environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 84 et n° 85 exploitées par Électricité de France – Société Anonyme (EDF-SA) sur la commune de Dampierre-en-Burly (département du Loiret)

 Mise en service

 Approbation de la mise en service notifiée le 29-05-1986.

Date de la dernière mise à jour : 28/05/2020