Monts d'Arrée EL4 D (Brennilis)

Le site des Monts d'Arrée est implanté dans le département du Finistère, à 55 km au nord de Quimper.
C'est la seule activité contrôlée par la division de Caen en Bretagne.
Le réacteur nucléaire EL4 (70 MWe), installation nucléaire de base (INB) n°162, était un prototype industriel de production d'électricité fonctionnant à l'uranium faiblement enrichi, modéré à l'eau lourde et refroidi au gaz carbonique.

Stockage et dépôt de substances radioactives - EDF

Installation contrôlée par

la division de Caen

L'installation en bref

Le site des Monts d'Arrée est implanté dans le département du Finistère, à 55 km au nord de Quimper.

C'est la seule activité contrôlée par la division de Caen en Bretagne.

Le réacteur nucléaire EL4 (70 MWe), installation nucléaire de base (INB) n°162, était un prototype industriel de production d'électricité fonctionnant à l'uranium faiblement enrichi, modéré à l'eau lourde et refroidi au gaz carbonique.

Appréciations 2017

Au cours de l’année 2017, EDF a poursuivi les opérations de démantèlement de la station de traitement des effluents ainsi que les opérations dites de « reconquête » de l’enceinte du réacteur après l’incendie survenu en septembre 2015 sur le chantier de démantèlement des échangeurs de chaleur.

En 2017, les opérations de repli du chantier des échangeurs se sont poursuivies dans de bonnes conditions de sûreté et de radioprotection. L’ASN est restée vigilante pour ce qui est de l’accompagnement et de la surveillance exercée par EDF sur les entreprises extérieures, notamment pour la maîtrise du risque d’incendie.

Pour ce qui concerne la station de traitement des effluents (STE), les travaux de démolition du radier se sont poursuivis en 2017. La découverte d’une tuyauterie en amiante dans le radier a entraîné une interruption de chantier pendant deux mois. Fin 2017, le radier était démoli à 95 %. L’ASN prendra position en 2018 sur le plan de gestion des terres sous-jacentes proposé par EDF.

Les inspections réalisées par l’ASN en 2017 montrent que la gestion des écarts est satisfaisante, ainsi que la réalisation des contrôles et essais périodiques. En revanche, la gestion d’un événement survenant hors heures ouvrées reste perfectible. Des actions correctives ont été apportées en cours d’année à la suite de l’inspection de l’ASN.

En août 2017, l’ASN a soumis par décision les opérations de prélèvement d’échantillons dans le bloc réacteur à son accord préalable. L’ASN instruit par ailleurs le dossier d’orientation du réexamen de sûreté. Enfin, EDF transmettra un nouveau dossier de démantèlement complet en juillet 2018.

Principales étapes réglementaires

La première divergence du réacteur s’est produite le 23 décembre 1966.

L'arrêt définitif de production est intervenu le 31 juillet 1985. Les opérations de cessation définitive d'exploitation et de mise à l'arrêt définitif ont débuté en 1985 pour s'achever fin 1992. Elles ont consisté en l'évacuation de tous les combustibles irradiés, le retrait du tritium de l'eau lourde, la vidange et le séchage des circuits et le conditionnement des déchets.

Dans le cadre du décret n°96-978 du 31 octobre 1996, de première opérations de démantèlement ont été menées de 1997 à 2007 : des circuits ont été obturés, certains circuits d’eau lourde et de dioxyde de carbone ont été démantelés, ainsi que des composants électromécaniques ; plusieurs bâtiments non-nucléaires ont également été déconstruits.

Par décret n°2000-933 du 19 septembre 2000, le responsable de l’exploitation de la centrale de Brennilis est devenu EDF, en lieu et place du CEA.

Le décret n°2006-147 du 9 février 2006 autorisant EDF à procéder au démantèlement complet de l’installation a été annulé par le Conseil d’État le 6 juin 2007.

Aujourd’hui, le démantèlement de l’installation se poursuit dans le cadre du décret de démantèlement partiel n°2011-886 du 27 juillet 2011 ; l’ensemble des opérations autorisées par ce décret doivent être réalisées dans les cinq ans qui suivent sa publication. Les opérations conduites en 2015 ont concerné la fin du démantèlement des échangeurs dans l’enceinte du réacteur et la démolition de l’ancienne station de traitement des effluents.

EDF a transmis à l’ASN, le 20 octobre 2015, une demande de report, de juillet 2016 à janvier 2018, de l’échéance de réalisation des opérations de démantèlement partiel autorisées par le décret du 27 juillet 2011. Cette demande, en cours d’instruction, vise à permettre la réalisation, à l’issue des opérations autorisées de démolition de la station de traitement des effluents et d’assainissement des terres sous le radier, de contrôles finaux ainsi que des opérations de déclassement, d’assainissement complémentaire si nécessaire, de comblement de la zone, de retrait du confinement et de repli du chantier.

Il revient à EDF de déposer un nouveau dossier de demande d’autorisation pour le démantèlement complet de l’installation. Le dossier de demande d’autorisation de démantèlement complet déposé par EDF en décembre 2011 conformément aux exigences du décret du 27 juillet 2011 avait été jugé non recevable dans la mesure où la construction de l’installation d’entreposage ICEDA, destinée à recevoir des déchets issus du démantèlement de la centrale de Brennilis dans l’attente d’un stockage en couche géologique profonde, faisait l’objet de recours.

Date de la dernière mise à jour : 13/04/2018