La sûreté nucléaire et la radioprotection en région Auvergne-Rhône-Alpes se maintiennent à un bon niveau en 2016

Publié le 20/09/2017 à 10:30

Communiqué de presse

La division de Lyon de l’ASN a présenté le 20 septembre 2017 le bilan de son action de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans la région Auvergne-Rhône-Alpes pour l’année 2016. Les premiers faits marquants de 2017 ont également été évoqués.

Cette conférence de presse fait suite à la publication par l’ASN de son Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2016.

Au regard des 318 inspections qu’elle a réalisées en 2016, l’ASN considère que la sûreté nucléaire et la radioprotection en région Auvergne-Rhône-Alpes se maintiennent à un bon niveau. Toutefois, l’ASN demeure particulièrement vigilante à la qualité de l’exploitation des installations, notamment en ce qui concerne la rigueur, la culture de sûreté et le maintien des compétences.

Centrales nucléaires EDF du Bugey, de Cruas, de Tricastin et de Saint-Alban

L’ASN considère que les performances de la centrale de Saint-Alban rejoignent l'appréciation générale que l'ASN porte sur EDF en 2016.

Concernant la centrale du Tricastin, si les performances de la centrale sont en ligne avec l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF en 2016, l’ASN constate toutefois depuis le début de l’année 2017 des faiblesses dans la conduite des installations. L’ASN a donc décidé d’engager une opération de contrôle renforcé au sein de la centrale du Tricastin du 15 septembre au 31 décembre 2017.

Les performances en matière de sûreté nucléaire de la centrale du Bugey demeurent en léger retrait en 2016, tandis que les performances en matière de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent les performances générales d’EDF en la matière. La première moitié de l’année 2017 a été marquée par le redémarrage du réacteur 5, après 22 mois d’arrêt liés à des défauts d’étanchéité de l’enceinte de confinement, ainsi que le déclenchement de deux plans d’urgence interne au mois de juin 2017.

Les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection de la centrale de Cruas sont en retrait par rapport à l’appréciation générale des performances portée sur EDF. Le second semestre 2016 a été particulièrement marqué par plusieurs événements sur des opérations réalisées sur les matériels assurant la fonction de sûreté de maîtrise des réactions nucléaires en chaîne.

Les installations AREVA NC du Tricastin et AREVA NP de Romans-sur-Isère

Concernant les installations exploitées par AREVA NC sur le site du Tricastin, l’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire sur le site du Tricastin sont plutôt satisfaisantes même si la situation des différentes installations est contrastée.

Concernant les usines de fabrication de combustibles nucléaires exploitées par AREVA NP sur le site de Romans-sur-Isère, le site est placé sous le contrôle renforcé de l’ASN depuis 2014. L’ASN constate que l’exploitant a amélioré la rigueur d’exploitation et le pilotage de la sûreté. Toutefois, s’agissant de la sûreté des installations, l’ASN considère que leur mise à niveau doit être finalisée dans les meilleurs délais. Les retards pris dans les renforcements de sûreté de l’INB 63 (ex-CERCA) ont conduit l’exploitant à maintenir à l’arrêt ses installations au premier semestre 2017 pour réaliser la première phase de renforcements prescrite par l’ASN.

Les autres installations nucléaires de base

Concernant le Réacteur à Haut Flux (RHF) exploité par l’institut Laue-Langevin (ILL) à Grenoble, l’ASN estime que la sûreté du réacteur a été satisfaisante sur le plan technique en 2016. Toutefois, l’organisation de l’exploitant nécessite d’être renforcée au regard des exigences réglementaires.

Par ailleurs, les activités de démantèlement des installations EDF de Creys-Malville et de Bugey 1, ainsi que celles du CEA de Grenoble, se déroulent dans des conditions de sûreté satisfaisantes.

Le nucléaire de proximité, domaines médical et industriel

Dans le domaine médical, l’ASN considère que le niveau de radioprotection demeure globalement satisfaisant. L’ASN maintient une vigilance particulière en radiothérapie et en imagerie interventionnelle, compte-tenu des enjeux associés. Un évènement en radiothérapie relatif à l’exposition d’un patient à une dose supérieure à celle prescrite a été classé au niveau 2 de l’échelle ASN-SFRO en 2016.

En imagerie interventionnelle, de grandes disparités ont été observées entre les services  d’intervention et des améliorations sont attendues au sein des blocs opératoires, où l’ASN a constaté des formations insuffisantes du personnel. L’optimisation des doses délivrées aux patients et aux travailleurs doit être davantage développée.

Dans le domaine industriel, l’ASN considère que la situation est assez satisfaisante. Elle a réalisé une campagne de contrôle de 21 cabinets et cliniques vétérinaires de l’ancienne région Auvergne en 2016. Ces inspections ont mis en évidence une prise en compte assez satisfaisante des principales dispositions réglementaires de radioprotection.

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Date de la dernière mise à jour : 20/09/2017